J'irai au bout de cette bataille», a lancé l'ex-premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, lors d'une rencontre présentée comme une réunion extraordinaire de la fédération de Tizi Ouzou, organisée hier dans une salle des fêtes à Bouzeguène, à 60 km à l'est de Tizi Ouzou, à l'adresse de l'actuelle direction du parti qui venait d'infliger une sanction à son encontre.
Cette «bataille» est menée dans le but de «faire échec à une grande entreprise de normalisation de notre parti», ajoute M. Tabbou. L'ancien premier secrétaire s'exprimait devant près de 200 militants dont une dizaine de membres du conseil national parmi lesquels Tamzi Ramdane, Si Salah Mustapha, Rabah Brahimi, Boudjemaâ Salem, Kecili Smaïl et une soixantaine de membres de la fédération de Tizi Ouzou, en l'absence du secrétaire fédéral ainsi que des représentants des fédérations de Bordj Bou Arréridj, Béjaïa, Boumerdès et Alger.
«Le pouvoir préfère avoir en face de lui une direction du parti capable de sacrifier les militants en procédant, notamment, par l'exclusion des cadres, la menace via des SMS' Nous ne connaissions pas ces pratiques au sein du FFS !», a affirmé M. Tabbou. Selon l'orateur, cette démarche est soutenue par plus d'une dizaine de fédérations de wilaya. A propos de sa suspension des activités au sein du parti, Karim Tabbou explique : «A travers ma suspension, la direction cherche à vous faire peur à vous, militants et cadres du parti. Il ont outrepassé la justice en qualifiant de fautes du 3e degré alors qu'ils n'ont même pas présenté des faits contre moi.»
Galvanisant les participants, qui répliquaient par des ovations, il enchaîne : «Nous allons démarrer par la recommandation que Hocine Aït Ahmed nous avait faite lors de l'installation de Ali Laskri, qui consiste en le rassemblement des énergies du parti parce que si on continue comme cela, le FFS va droit dans le mur», avant d'appeler solennellement le premier secrétaire de sa formation à un débat public ou devant les cadres. Au micro, le maire de Rouiba, en sa qualité de membre de la commission de recours, a relevé des irrégularités dans le traitement des recours des candidats déçus dans le choix des listes électorales qui «ont été imposées par la direction» et que «le choix des candidats n'a pas obéi à des critères logiques de sélection, car il y a eu clientélisme dans la gestion de ces dossiers». Interrogé par nos soins, Si Salah Mustafa, membre du conseil national, a déclaré : «Nous ne sommes pas des frondeurs.
Le mal n'est pas dans le président Aït Ahmed que nous respectons. Mais ce qui est condamnable, c'est l'attitude de la direction qui doit partir parce qu'elle informe très mal le président et se permet même de rédiger des lettres à sa place». Ceci dit, «il y a un deal entre notre direction et l'administration. Il faut arrêter l'hémorragie, stopper cette direction qui dévie le FFS de sa vocation naturelle». Dans le même contexte, M. Tabbou a relevé une incohérence entre les discours du président du parti et celui du secrétariat du Front : «Comment peut-on croire qu'un président qui appelle à un débat général autour de la question de la participation aux élections vous dise, le lendemain, que de toute façon, sa décision était prise il y a une année '»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nordine Douici
Source : www.elwatan.com