Tizi-Ouzou - A la une

Festivals maghrébins du cinéma amazigh Plaidoyer pour une action commune



Proposition - Des professionnels maghrébins du 7e art ont été invités hier à Tizi-Ouzou pour débattre de la situation du cinéma amazigh dans leurs pays respectifs.
Les participants ont plaidé pour «la création d'une fédération des festivals maghrébins du cinéma amazigh». Cette proposition émise, en marge de la 12e édition du cinéma amazigh, par le directeur artistique du Festival «Isni Ourgh» (amazigh du Maroc), a recueilli l'accord de principe des participants à cette table ronde, à laquelle ont pris part, entre autres, MM. Anis Lassouad, représentant du film maghrébin de Nabeul (Tunisie), Salah Guider, réalisateur (Libye), Moohebat Fora, réalisateur (Iles Canaries), Assad Si El Hachemi et Mohamed Ben Salah, organisateurs du Festival du cinéma amazigh (Algérie).
«L'idée, comme perspective, n'est pas nouvelle pour l'Algérie, mais nous pensons que sa construction passe, dans un premier temps, par l'instauration et la consolidation des relations de partenariat entre les pays du Maghreb pour la promotion du cinéma amazigh», a indiqué M. Assad Si El Hachemi, qui a estimé que ce projet (création d'une fédération) «nécessite d'être maturé davantage pour le sortir de son stade actuel de gestation».
Relayant cette «perspective», d'autres intervenants ont proposé, pour leur part, en guise de base de création de cette fédération, de «constituer un fonds commun pour le financement de projets cinématographiques dans les pays respectifs, partant du fait que l'argent est le nerf de la guerre».
Le représentant tunisien a recommandé, de son côté, «la mise en place d'un circuit maghrébin pour la distribution du film amazigh à travers les pays composant l'espace nord africain». Par ailleurs, le représentant des Iles Canaries, évoquant le parcours du cinéma dans son pays, a fait état d'un projet de réalisation d'un film long métrage «pour faire connaître au monde l'histoire authentique de notre pays, et dire que nous sommes des amazighs et pas autre chose comme le prétend la propagande espagnole». Le coût de ce film, dont l'intitulé n'a pas été révélé, a été estimé à huit millions d'euros. Par ailleurs, la journée d'hier a été marquée par la projection «Tazdayt» (Le palmier), un documentaire réalisé par Kacem Benzekri. Ce film en compétition pour «L'olivier d'or», dans la section jeunes talents, tente d'expliquer la place qu'occupe le palmier dattier chez les mozabites, et particulièrement à Béni Isguen, où le documentaire a été tourné.
Après un court générique composé de l'image d'un palmier sur un fond musical de la région, le spectateur est brusquement introduit dans le vif du sujet par l'image, en gros plan, d'un homme qui parle du palmier dattier, des différentes variétés de dattes et de la place qu'occupe cet arbre chez les mozabites où chaque famille possède sa propre palmeraie.
Les plans panoramiques des palmeraies de Ghardaïa et/ou de Béni Isguen sont rares dans certaines scènes. Des erreurs de montage sont également à relever avec des images qui s'emboîtent et des discours «suspendus».
Toutefois, «Tazdayt» a le mérite de bouturer le film d'expression mozabite et d'encourager les jeunes de la vallée du Mzab à suivre les pas de Kacem Benzekri, en cherchant plus de perfectionnement, ont cependant estimé des cinéphiles.
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