Tizi-Ouzou - A la une

Festival du film amazigh L'Olivier d'or décerné à Djamal Allam



Cette distinction, la plus haute du Festival du film amazigh, a été remise à Djamel Allam par Slimane Hachi, représentant du ministère de la Culture, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au Théâtre régional Kateb-Yacine de la ville de Tizi Ouzou, en présence des festivaliers, des autorités locales, des hommes de culture d'horizons divers et d'autres invités du festival.
Le banc public, qui a obtenu les faveurs du jury sur les 17 films ayant concouru dans la section «Olivier d'or» est un film de fiction (court métrage) qui met en scène, sur des airs musicaux, quelque part dans un jardin public d'une ville d'Algérie, un certain incivisme, incarné par des jeux de séduction dont fait l'objet une jeune créature de rêve, assise sur un banc autour duquel rôdent de jeunes séducteurs.
«C'est la consécration d'un vieux rêve que j'ai caressé depuis mon enfance. C'est sur incitation de feu Bouguemouh que j'ai décidé de réaliser ce film. Je rends hommage à sa mémoire en lui dédiant cette récompense. Je me souviens toujours quand il me répétait que mes chansons ressemblaient à des fresques filmiques», a déclaré, ému, Djamel Allam Dans la même section «Olivier d'or», le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à la comédienne Hadjira Oubachir pour son rôle de mère dans le film Iminig de Embarek Mennad, alors que le prix de la meilleure interprétation masculine a été adjugé à Merzak Hichem pour son rôle dans le même film.
Le prix du meilleur film d'animation a été obtenu par Massinissa Ould Oualhadj pour son 'uvre La cigale et la fourmi. Le prix du meilleur documentaire est revenu à Nadia Boufrkak, pour son film Chez Salah.Dans la section «Jeunes talents», le premier prix a été décerné à Slimane Belharrat pour son film Tagbaylit Assa. Le second prix a récompensé Abdelhak Zaâzaâ pour son produit Lassassen n' tmurth (Les protecteurs du pays). Dans la section «doublage», le choix du jury s'est porté sur Samir Aït Belkacem pour son film Kiki, le Viking 2.
Le jury a tenu également à faire un geste significatif à l'endroit des enfants du village berbérophone de Bousmghoune (El-Bayadh) et d'Aït Oumalou (Tizi Ouzou), en leur décernant un prix primant un film, Anzar (rituel amazigh pour la pluie), qu'ils ont monté conjointement sous la houlette d'encadreurs.
La clôture de ce festival a été ponctuée par la découverte d'un buste à l'effigie du regretté cinéaste Abderrahmane Bouguermouh, coulé dans du bronze par son ami, le sculpteur Arezki Graïne. A cette occasion, le directeur de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou a annoncé que le ministère de la Culture vient d'introduire un dossier pour l'institutionnalisation de quatre festivals amazighs concernant le théâtre, le livre, la littérature et la poésie.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)