Tizi-Ouzou - A la une

Est-ce la relance du cinéma algérien '



La 12e édition du Festival du film amazigh est une véritable bouffée d'air pour se projeter dans l'avenir. Le coup d'envoi de la manifestation, qui rayonnera cette année dans la plupart des grandes cités de la région, telles Azeffoun, Larbaâ Nath Irathen, Azazga, Draâ El Mizan, Tizi Rached, sera donné à la ville des Genêts (Tizi-Ouzou) par un spectacle et un film en avant première mondiale. Les projections des films en compétition pour décrocher l'« Olivier d'or » (15 films professionnels) et dans le cadre de la section « Jeunes talents » (10 films) commenceront le lendemain matin à Tizi-Ouzou et dans d'autres salles des villes avoisinantes. Le réalisateur de « La Maison jaune », film aux 33 prix internationaux, Aomar Hekkar, présidera le jury de la compétition officielle « Olivier d'or » et Yanis Koussim présidera celui des « Jeunes talents ». Des documentaires, des courts-métrages des films d'animation, des mentions spéciales pour des documentaires scientifiques. « Loin d'être d'éphémères rassemblements d'invités et de films, les festivals jouent un rôle essentiel au niveau culturel, social, éducatif, ne serait-ce que par l'opportunité qu'ils offrent pour échanger et étendre les regards et les perceptions », affirme Assad Si El Hachimi, commissaire du festival en question. Au-delà des films, dit-il, « ce qui importe ce sont les échanges, la solidarité et la convivialité. De ce seul fait, une rencontre cinématographique constitue le lieu idoine où se célèbre l'exercice de la pensée et de la réflexion en tant que moyens d'éveil des publics ». Rappelons que l'édition 2011 du Festival culturel national annuel du film amazigh s'est déroulée dans la ville d'Azeffoun, en guise d'hommage particulier aux grands artistes de cette région. Citons entre autres, Abderahmane Bouguermouh, Ali Mouzaoui. Réserve culturelle naturelle, le 7e art, quelle que soit son expression linguistique, se doit de sortir de l'ombre et de rayonner partout dans le pays et hors des frontières. Le succès des onze précédentes éditions est un fait, tout autant que l'implication totale des institutions nationales et locales, du mouvement associatif et du public de chaque wilaya. M Assad Si El Hachemi pense que l'autre véritable gage de réussite est la qualité des films projetés, qui montre à l'évidence que la vitalité d'une cinématographie ne dépend pas seulement de ses créateurs et de ses producteurs. Sans le soutien moral et financier des institutions, aucune relance n'est possible.
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