
Au lendemain de la réunion du conseil d'administration de la SPA/JSK qui a été sanctionnée, notamment, par le retrait de confiance au président Mohand Cherif Hannachi, l'avenir du club suscite beaucoup d'interrogations chez les inconditionnels de la JSK.Si pour bon nombre de fans de la JSK, la destitution de Hannachi est un grand soulagement, il n'en demeure pas moins que des citoyens, à Tizi Ouzou, se posent la question sur la nature de la décision sur le plan légal. «La dissolution du conseil d'administration de la JSK est-elle légale '» s'interroge un supporter des Canaris, activant dans le mouvement sportif dans la wilaya de Tizi Ouzou depuis plus de 20 ans.Notre interlocuteur explique qu'en l'absence du représentant de l'actionnaire majoritaire, le CSA, les résolutions de la réunion peuvent être remises en cause. «Je pense aussi que la dissolution du conseil d'administration fait perdre, de fait, sur le plan réglementaire, le statut de SPA à la JSK. Donc, Hannachi risque de revenir par la grande porte», ajoute-t-il.Un autre supporter des Jaune et Vert estime que «Hannachi a pris la fuite pour éviter la pression des joueurs qui réclament leur dû», tout en évoquant le scandale provoqué par Mourad Rahmouni et Fawzi Moussouni qui n'ont pas voulu quitter la barre technique avant de recevoir une notification de limogeage signée par le président du club. «Rahmouni et Moussouni ne veulent pas subir le même sort que les autres entraîneurs. Ils connaissent bien la maison. Donc, Hannachi est fragilisé de toutes parts. C'est pour cela qu'il n'a pas pu y résister. Il aurait dû partir avant qu'il ne soit trop tard», clame-t-il.Par ailleurs, rappelons que le comité de sauvegarde de la JSK, constitué essentiellement d'anciens dirigeants et joueurs du club, a maintes fois organisé des actions de protestation pour exiger le départ de Hannachi. D'ailleurs, des centaines de personnes ont battu le pavé, il y a dix jours, dans la ville de Tizi Ouzou pour réitérer la même revendication et exhorter les personnalités et hommes d'affaires de la région à se manifester afin de sauver la JSK qui a évité de justesse la relégation.Le même comité avait, pour rappel, déposé une plainte contre Mohand Cherif Hannachi, pour «usurpation de qualité de président de la JSK» car, selon ses membres, le mandat de Hannachi à la tête de la SPA/JSK a expiré en 2012. Pour l'heure, à l'exception de l'industriel Lakhdar Madjen, aucune autre personne n'est pressentie pour prendre la présidence de la JSK.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafid Azzouzi
Source : www.elwatan.com