
Les foyers algériens consomment presque dix fois plus d'électricité par rapport aux normes internationales et deux fois plus que la moyenne des pays maghrébins, avait indiqué un responsable auprès de l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (APRUE). "En moyenne, un foyer algérien consomme entre 1.800 à 2.000 kilowatts-heure/an alors que la norme est de 200 à 250 kilowatts-heure/an. Il consomme aussi le double de la consommation d'un foyer d'autres pays du Maghreb", avait pré- cisé ce responsable en marge d'un séminaire sur l'efficacité énergétique dans le bâtiment tenu à Alger. Et la bonne nouvelle est venue de la part du ministre de l'Energie, Salah Khebri, qui, en viste dans la wilaya de Tizi Ouzou a annoncé que l'Algérie produira 4500 mégawatts d'électricité à partir d'énergies renouvelables à l'horizon 2020. "Le programme des énergies renouvelables est très avancé en Algérie" dira le ministre avant d'ajouter que l'entreprise Sonelgaz gère un programme de 400 mégawatts qui est en cours de réalisation, tout en soulignant qu'à ce jour 84 mégawatts sont déjà opérationnels et que d'ici à juin ou juillet prochains cette capacité sera portée à près de 400 mégawatts. D'ailleurs, le ministre de l'Energie n'a pas omis de rappeler que le programme national des énergies renouvelables adopté par le Conseil des ministres le 24 mai 2015 prévoit la mise en place de 22 000 mégawatts à l'horizon 2030 ce qui va représenter 25% de la production nationale d'électricité. Et dans la perspective de concrétiser cet objectif, le ministre indique que le dispositif juridique qui permet aux investisseurs privés nationaux et étrangers d'investir dans ce programme est mis en place et des contacts ont eu lieu avec des wilayas notamment celles des Hauts Plateaux et du Sud pour dégager des sites devant recevoir les équipements nécessaires (panneaux solaires). Et à M. Khebri de préciser en outre qu'un appel à manifestation d'intérêt national et international sera lancé incessamment. Là, il est important de rappeler également que lors d'un séminaire organis é, au début du mois en cours à Alger, par l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (APRUE), le sous-directeur chargé de la promotion des énergies nouvelles au ministère de l'Energie, Menadi Rachedi, a appelé les investisseurs en déclarant, entre autres : "J'appelle les investisseurs algériens à investir dans les équipements à efficacité énergétique car si nous continuions à importer ce genre d'équipements, nous ne pourrions pas atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés". Selon lui, le programme national d'efficacité énergétique, lancé il y a une année, implique la création d'un nouveau marché à saisir par les industriels. A titre d'illustration, ce programme pré- voit de mettre en place des dispositifs d'isolation thermique pour 100 000 logements annuellement jusqu'en 2030. Il projette aussi de remplacer les lampes à incandescence par les lampes économiques d'ici à 2020, ce qui représente 50 millions de lampes économiques à produire en quatre ans. Pour atteindre l'objectif de l'efficacité énergétique dans différents secteurs, l'Etat algé- rien dépensera, en quinze ans, 10 milliards de dollars, a-t-il fait savoir. C'est ainsi qu'un appel a été lancé par le ministère de l'Energie aux industriels nationaux d'investir dans la fabrication des équipements à efficacité énergétique destinés au secteur du bâtiment, qui reste un créneau quasiment inexistant. A ce propos, le directeur général de l'APRUE, Mohamed Salah Bouzeriba, a assuré de l'engagement de son organisme à accompagner les entreprises, intéress ées par cette filière industrielle, dans la réalisation de leurs investissements. Et pour revenir à la visite de travail effectuée par le ministre de l'Energie dans la wilaya de Tizi Ouzou, on notera que M. Khebri qui a visité le centre de reconversion de Naftal, a relevé avec satisfaction la hausse, depuis janvier dernier, des demandes de reconversion des véhicules à essence vers le GPLC à la faveur des augmentations dictées par la loi de finances 2016 et ce en raison du prix bas du GPLC qui est de 9 DA le litre, alors que celui de l'essence est de 32 DA le litre. D'autre part, le ministre de l'Energie a relevé que la wilaya de Tizi Ouzou jouit d'une bonne couverture énergétique avec 98% de raccordement au réseau électrique et 70% de pénétration au gaz naturel. Ce dernier taux, qui dépasse de loin la moyenne nationale qui est de 65%, atteindra les 98% à la fin des programmes inscrits au profit de la wilaya, ce qui fera classer Tizi- Ouzou, a-t-il dit, première à l'échelle nationale en matière de raccordement au gaz naturel. Ainsi, le ministre a salué les efforts des autorités locales pour concrétiser le programme de raccordement au gaz naturel à travers toute la wilaya, à l'instar de la localité de Mekla où il a proc édé à la mise en service du gaz au profit de 1800 foyers.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com