Tizi-Ouzou - A la une

Djamel Bendedouche offre une guillotine à la maison de la culture de Tizi Ouzou



Le réalisateur Djamel Bendeddouche a fait don d'une réplique de guillotine qui a été utilisée dans le tournage du film Arezki l'indigène (2007), à la direction de la culture de Tizi Ouzou. Cet objet d'art a été installé à l'entrée est de la maison de la culture Mouloud-Mammeri, à côté de la maison traditionnelle Tazka, qui est un prototype de maison kabyle qui orne cet édifice culturel.À l'occasion d'une cérémonie solennelle, le célèbre cinéaste a expliqué qu'"il s'agit là d'un prototype de cet ?engin de la mort', appelé à l'époque la faucheuse, utilisé par l'armée française dans l'exécution d'Arezki El-Bachir en 1895 sur la place centrale de Azazga et qui a servi dans le film Arezki l'indigène".
Le réalisateur a entre autres précisé que "cette guillotine a été fabriquée spécialement pour la réalisation du film Arezki l'indigène. Nous avons essayé de fabriquer une copie très proche de l'original qui se trouve actuellement à la prison de Serkadji à Alger, et on s'est dit que cette copie doit être installée à Tizi Ouzou. Je profite de cette occasion pour réaliser un v?u, celui de voir des réalisateurs de films historiques faire don de ce genre d'accessoires à la maison de la culture et d'en faire, pourquoi pas, un musée". Tout en concluant : "Quand je viens me ressourcer dans les montagnes de Kabylie, j'ai toujours envie de réaliser plein d'images !"
Pour sa part, la directrice de la culture Nabila Goumeziane a salué le réalisateur pour "ce qu'il a donné au cinéma algérien mais aussi pour ce don que nous installons aujourd'hui, lors de cette date symbolique marquant la célébration du 38e anniversaire du printemps berbère, dans l'enceinte de la maison de la culture. Le film Arezki l'indigène reste un film mythique dédié à un personnage historique qui a marqué notre histoire et qui rappelle les atrocités et les exactions vécues par le peuple algérien durant cette douloureuse période coloniale". L'oratrice précisera par ailleurs qu'"il s'agit d'un accessoire de film et j'espère qu'il y aura d'autres dons d'objets d'art qui ont servi dans des films à récupérer afin d'en faire, ici même, en ce lieu de mémoire qu'est la maison de la culture Mouloud-Mammeri, un musée du cinéma amazigh, notamment avec l'ouverture prochaine du grand musée de Tizi Ouzou qui devrait aussi accueillir ce genre d'objets historiques". Enfin, il est à souligner que cette belle cérémonie a été clôturée par la projection du fameux film Arezki l'indigène à la petite salle de la maison de la culture Mouloud-Mammeri.
K. Tighilt
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