
Tizi-Ouzou a vécu hier une journée de tension plus que palpable jusque dans ses entrailles, ces vieux quartiers du centre-ville et de sa périphérie immédiate.Tèt le matin, avant que beaucoup ne comprennent l'objet de cette mobilisation de plusieurs dizaines de personnes, l'accès à des axes importants de la ville, du côté du Mondial notamment, le quartier jouxtant le siège de la daà'ra, était problématique, pour ne pas dire impossible. Idem de l'autre côté du centre-ville, aux environs du siège de la wilaya, et en contrebas de la résidence du wali, à la cité Bouaziz.Au Mondial, des pneus en feu et des bacs à ordures, en guise de barricades barraient la chaussaient où des éléments des brigades antiémeutes avaient pris position, mais sans intervenir contre les manifestants, tel fut le cas aux alentours de l'ancienne mairie où des dizaines de personnes s'étaient massées pour voir de près un tableau d'affichage. Cette tension, comme Tizi en a vécu souvent ces dernières années, a en effet pour origine l'affichage des centaines de noms de bénéficiaires d'un consistant quota de plusieurs centaines de logements sociaux, mais parmi lesquels les mécontents estiment avoir été ''injustement écartés . Certains allant jusqu'à accuser les ''autorités ayant présidé à la distribution de ces logements d'avoir fait bénéficier des personnes, avec des noms à l'appui, n'étant pas vraiment dans le besoin.En tous cas, ce n'est pas la nouvelle faisant état de la possibilité pour les mécontents de déposer des recours sous huitaine qui a eu le don de faire retomber la tension. Du moins jusqu'en début d'après-midi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Azedine
Source : www.lesoirdalgerie.com