Tizi-Ouzou - A la une

Discrétion et jeu de coulisses



À quelques jours du scrutin portant renouvellement à mi-mandat, tous les regards seront braqués sur les élections du Conseil de la nation, prévues le 5 février prochain. Le poste de parlementaire attise les convoitises. Après le renouvellement à mi-mandat des membres du Conseil de la nation, qu'ils soient élus ou désignés dans le tiers présidentiel, et l'installation des nouveaux membres, une séance est prévue pour l'élection du président et de son bureau, et la constitution des commissions, comme le stipule la Constitution. Le renouvellement partiel du Conseil de la nation concerne les 48 wilayas, soit un siège par wilaya, tandis que les 10 nouvelles wilayas sont concernées par l'élection de membres du Conseil de la nation, soit deux sièges par wilaya. Pour cette élection, les observateurs s'attendent à la reproduction du scénario des élections législatives de 2020 et locales de 2021 qui ont consacré le retour des partis du pouvoir, le FLN et le RND. Les formations ayant glané des sièges lors des locales vont logiquement se retrouver au sein du Conseil de la nation à l'issue de ce renouvellement partiel des structures de cette institution. En effet, le FLN et le RND, qui se sont partagés près d'un millier de sièges au niveau des APC et plus de 500 sièges au niveau des APW, aspirent à la part du lion. Pour ce faire, les deux partis ont présenté respectivement 78 candidats dans 50 wilayas et 74 candidats dans 47 wilayas, en dépit du retrait du candidat du FLN à Béjaïa, Tizi Ouzou et Annaba. Néanmoins, ils devront tenir compte de plusieurs paramètres. En effet, le FLN a dû faire face aux ambitions « cachées» de ses propres élus. En plus des Indépendants arrivés en troisième position avec 4430 sièges APC et 100 sièges APW, le front El Moustakbel, à la 4e position avec 3262 sièges au niveau des communes et 304 autres au niveau des APW, les deux partis islamistes, El Bina et le Mouvement de la société pour la paix (MSP), arrivés respectivement à la 5ème et à la 6ème place avec 1848 sièges APC et 230 autres au niveau des APW, et 1820 sièges APC et 260 autres au niveau des APW, comptent brouiller les cartes. D'autant que le Front des forces socialistes risque de jouer les trouble-fêtes. Aussi, compte-t-il sur les wilayas de Béjaïa et de Tizi Ouzou, mais aussi sur la capitale, Alger, où il possède des militants au sein des APW. C'est dire que la bataille risque d'être âpre. Le renouvellement a ouvert la voie aux tractations et aux complots. Le jeu des coulisses et des...alliances en vaut la chandelle. Histoire de constituer son groupe parlementaire et de faire entendre un «autre son de cloche», le Mouvement de la société pour la paix a décidé, cette fois-ci, de faire valoir son droit à la candidature compte tenu des résultats «appréciables» qu'il a décrochés lors du dernier scrutin local. Il a présenté 37 candidats dans 32 wilayas, alors que le mouvement El Binaa n'a présenté que 27 candidats dans 25 wilayas. Des chances minimes même si tout le monde aspire à décrocher une place au sein du Conseil de la nation. Avec les avantages offerts à un moindre effort et la durée du mandat, les nouveaux élus ambitionnent de faire partie de la prochaine équipe de Salah Goudjil.
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