Tizi-Ouzou - A la une

Des villages envahis par les ordures



Des villages envahis par les ordures
Un cadre de vie dégradéLe constat est désolant. Les routes sont devenues des décharges sauvages à ciel ouvert.La journée arabe de l'Habitat qui se tient à la Maison de la culture de Tizi Ouzou est l'occasion pour poser les vraies questions. Car, par-delà les expositions qui se tiennent depuis hier 3 octobre, une question est plus que jamais d'actualité. Que fait-on pour rendre notre cadre de vie vraiment vivable'En effet, cette journée consacrée à l'habitat interpelle plus que jamais sur la situation dans laquelle se trouvent nos habitations en particulier et notre cadre de vie en général. Si pour le premier, les études et les statistiques ne mon-trent pas des failles très grandes se limitant à des imperfections dans la finition, il n'en est pas de même pour le second. Si l'attention pour la construction en elle-même existe plus ou moins auprès des services techniques, il n'en est guère de même en ce qui concerne les VRD (voies et réseaux divers). Pas uniquement, car la catastrophe est beaucoup plus grande. L'espace de vie en général limitrophe et loin de l'habitation se trouve dans un état d'hygiène lamentable. La ville, comme le village, suffoquent de détritus.Face à cette situation de clochardisation générale de l'habitat, des spécialistes préconisent non seulement de revoir de fond en comble l'architecture locale, mais aussi de retravailler la sociologie même de l'habitat. Quel genre de villes doit-on construire dans l'avenir' Quel genre de citoyens faudra-t-il former pour les villes de demain' L'individu fondu depuis des millénaires dans une culture et une sociologie rupestre et villageoise, a-t-il vraiment les moyens psychologiques pour évoluer dans un cadre urbain citadin' La culture berbère du Nord ou du littoral possède-t-elle des archétypes de villes sur lesquelles les architectes contemporains peuvent calquer des esquisses de villes modernes authentiques' Un nombre impressionnant d'interrogations se pose mais qui ne semble retenir l'attention d'aucune partie. La construction des villes nouvelles ne répond à aucune de ces questions pourtant vitales.De plus, nombreux estiment aujourd'hui que l'urgence est d'arrêter le carnage de l'espace urbain. La wilaya de Tizi Ouzou, à quelques exceptions près, est une poubelle à ciel ouvert. Malgré les initiatives de quelques villages et de celle des états généraux lancés par l'ex-wali Abdelkader Bouazghi aucun effet positif n'a été enregistré face à la descente aux enfers.Aujourd'hui, le constat est désolant. Les routes sont devenues des décharges sauvages à ciel ouvert. Sur tous les bords des chemins communaux de wilaya, comme des routes nationales, les amas de rejets divers et de bouteilles s'entassent pour former des amoncellements gigantesques de détritus. En l'espace de quelques années, les villages se sont vu envahis par ces poubelles géantes. Les villageois qui tentent de nettoyer se retrouvent dépassés par les quantités. Aussi, aujourd'hui, plus que jamais il est indispensable de mettre à profit ce genre de dates symboliques comme cette journée de l'habitat pour poser des questions et essayer d'apporter des réponses. Au vu de la situation qui prévaut dans la wilaya, les services concernés sont interpellés pour y mettre un terme. Car, il est vrai que ces dégradations rendent la vie dans l'espace collectif et individuel insupportable, voire même infernale. D'aucuns comprendront que la violence qui sévit actuellement avec des agressions et autres violations, est en grande partie née de ce climat malsain. Les autres causes sont superficielles.
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