Tizi-Ouzou - A la une

Des travailleurs contractuels ferment l'APC d'Aït Yahia Moussa Tizi Ouzou



Les travailleurs de la commune d'Aït Yahia Moussa, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou et exerçant en qualité de contractuels, sont sortis de leur mutisme pour exprimer leur ras-le-bol d'une situation qu'ils vivent depuis des années. Dans une action de protestation, ils ont procédé, hier, à la fermeture de la mairie de leur commune. Tôt dans la matinée, tous les services de l'APC ont été bloqués et les employés empêchés de rejoindre leurs postes, indique une source locale.
Leur seule et unique revendication est la titularisation. «Après des années, des travailleurs de l'APC ne sont toujours pas titularisés», écrit le collectif des travailleurs dans une déclaration. Pour les 57 protestataires, nous dira Hocine Sanat, un des délégués, «la situation n'a que trop duré.
Le plus ancien d'entre nous a plus de 20 ans d'exercice, tandis que d'autres accumulent déjà une expérience de 10 années de service».
Cela a privé les contractuels «de l'ensemble des indemnités garanties par les lois, de la possibilité d'évolution dans la carrière professionnelle et de l'accès à la prime d'ancienneté».
D'après notre interlocuteur, les travailleurs exercent dans l'ensemble comme gardiens de nuit, agents d'assainissement, receveurs du transport scolaire ou cuisiniers au niveau des écoles primaires et CEM de la commune.
Les autorités locales de leur côté ont expliqué, lors d'une réunion tenue dans la matinée d'hier, que le problème ne relève pas de leurs prérogatives. 10 représentants ont été reçus par le maire d'Aït Yahia Moussa. «Le P/APC nous a promis de transmettre nos doléances dès aujourd'hui (hier, ndlr) à la direction de l'administration locale de wilaya afin de faire avancer le processus de règlement de la situation des 57 contractuels», a précisé M. Sanat.
A l'issue de la rencontre avec le premier responsable de la commune, les protestataires ont décidé de suspendre leur action vers midi. Cependant, un délai d'une semaine a été accordé aux autorités et à l'administration locale afin de régler la situation, faute de quoi prévient notre interlocuteur, «nous reviendrons à la charge par d'autres actions de protestation».
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