Tizi-Ouzou - A la une

Des spécialistes au chevet de la... dépression



Des spécialistes au chevet de la... dépression
Ce phénomène qui touche un grand nombre de personnes a donc été au menu de ces journées qui se sont étalées de vendredi après-midi à samedi.Le Centre hospitalo-universitaire Mohamed-Nédir de Tizi Ouzou a abrité ce week-end les 17èmes journées de psychiatrie. Comme à l'accoutumée, ces journées ont été l'occasion de se pencher sur l'un des problèmes psychologiques les plus répandus en ce XXIe siècle. Plusieurs spécialistes ont abordé dans des conférences très intéressantes, la dépression sous ses différentes facettes.Des communications ont été présentées devant une assistance nombreuse par des spécialistes du domaine. C'est ainsi qu'une communication présentée par Pr. K. Bessedik, le docteur Y. Sadouki, le professeur Y. Bouguermouh, le professeur M.A. Bencharif du service de psychiatrie légale à l'EHS Frantz-Fanon de Blida se sont penchés sur l'une des problématiques les plus répandues dans le monde moderne, à savoir la dépression récurrente et le retour au travail.Aussi, les chercheurs intervenants expliqueront d'emblée que la dépression est une maladie mal connue et les tabous qui l'entourent rendent la vie dure. Les problèmes qui y sont liés sont souvent minimisés, persistent et aggravent la situation, jusqu'à ce que l'intéressé finisse par comprendre qu'il ne peut pas continuer ainsi et demande de l'aide. Cet état psychique, ajoutent-ils, entraîne une incapacité de travail plus ou moins longue pour la majorité des personnes atteintes.Une période de recul et d'isolement du milieu professionnel est souvent nécessaire pour remonter la pente. Cette récurrence des épisodes dépressifs, expliquent les médecins conférenciers, pourraient à la longue provoquer l'écartement professionnel et social, et un retour à la stabilité est souvent difficile à atteindre. De leur coté, le docteur Ali Oussalah et le professeur Semaoune ont abordé les états mixtes et leur évolution. Un sujet technique qui a bénéficié aux présents, généralement spécialisés au niveau de l'auditorium. La communication a donné suite objectivement à une autre qui a abordé les traitements de ces états mixtes présentée par le docteur Bechini et le professeur Semaoune de l'hôpital central de l'armée.Par ailleurs, il convient de rappeler, par la même occasion, les efforts consentis au niveau du CHU Mohamed-Nédir pour relever le défi de la qualité des soins psychiatriques. En plus de l'EHS Fernane-Hannafi d'Oued Aïssi, les responsables du CHU ont même travaillé pour l'ouverture d'un centre destiné aux addictions. Un travail de longue haleine qui a été couronné par l'ouverture de cet établissement dont le pavillon se trouve au niveau du CHU.Hélas, quelques mois après son ouverture, de l'avis même du P-DG du CHU, le professeur Abbès Ziri, le centre, n'a accueilli que quelques cas rares. Pourtant, la drogue fait des ravages dans la société, essentiellement parmi les jeunes. Un grand nombre de cas pathologiques souffrant de maladies mentales est causé par la dépendance à ces substances. Une dépendance qui se termine généralement par la dépression ou la délinquance avant la prison.Le professeur Ziri a, pour inciter les jeunes à se rapprocher de ce centre, préconisé l'implication de plusieurs acteurs restés jusque-là passifs, à l'instar des parents, des responsables au niveau des écoles, du mouvement associatif, qui peuvent faire un travail de pédagogie pour tisser les liens entre les jeunes et le centre qui est leur bouée de sauvetage. Cet établissement est le premier des 10 centres prévus en Algérie à ouvrir ses portes.
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