Le pénitencier, le nouveau CFPA, la salle omnisports, la piscine semi-olympique, l'évitement de la ville, accusent des retards énormes. D'autres ne sont même pas lancés à l'instar du projet de 1 500 logements AADL.Le projet de pénitencier, d'une capacité de 300 détenus, dont les travaux ont été lancés en 2012, à Draâ El-Mizan, une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, est complètement à l'abandon. Le chantier a été démantelé en février 2017, après que le marché eût été résilié à l'entreprise espagnole Eurocasa qui n'aurait pas respecté ses engagements. Depuis cette période, les travaux n'ont jamais repris, en dépit des annonces faites ici et là par les services concernés. Pour le moment, les travaux ne dépassent pas les 30%. "Il a été confié à deux entreprises", avait annoncé, en mars 2018, une source proche de ce projet qui, avec les graffitis qui y sont inscrits, a désormais tout d'un vestige d'une époque lointaine. "Nous avons peur même de s'approcher de ce lieu devenu dangereux en raison des personnes qu'il abrite", nous a confié un habitant de la région. À rappeler que c'est l'ancienne maison d'arrêt datant de l'ère coloniale, sise en centre-ville, jouxtant même une école primaire, qui sert de pénitencier pour les détenus de droit commun. "La maison d'arrêt a été fermée juste après l'indépendance. Elle a été rouverte au milieu des années 90 lorsque des gendarmes qui escortaient des prisonniers vers le pénitencier de Tizi Ouzou avaient été attaqués par un groupe terroriste à la sortie du chef-lieu d'Aït Yahia Moussa sur la RN25 pour éviter le transfert de prisonniers à la prison de Tizi Ouzou", nous a expliqué un riverain. Pour cet interlocuteur, la réouverture de cette maison d'arrêt leur cause énormément de désagréments d'autant plus que sa clôture d'enceinte est mitoyenne de leurs logements. "Pourquoi avoir pris une exploitation agricole de centaines d'hectares pour enfin tout abandonner '", s'est interrogé un exploitant agricole d'une ferme voisine du site choisi pour ce projet.
À noter que l'implantation de ce projet dans la région divise toujours la population locale. Si pour certains, ce nouvel établissement aurait soulagé grandement les prisonniers qui souffrent de la promiscuité de la maison d'arrêt actuelle et aurait permis la création de nouveaux emplois, pour d'autres, il n'est tout simplement pas le bienvenu. "Au lieu d'une annexe universitaire, on nous a inscrit une prison. Il ne manquait plus que cela", s'est indigné, à ce sujet, un citoyen qui rappelle que ce projet a été décrié par le mouvement associatif de la localité depuis son annonce. À souligner que ce pénitencier n'est pas le seul projet à être à l'abandon dans cette région du sud de la wilaya puisque même le nouveau CFPA, la salle omnisports, la piscine semi-olympique, l'évitement qui devrait désengorger la ville accusent des retards énormes dans leur réalisation. D'autres ne sont même pas lancés à l'instar du projet de 1 500 logements AADL, confié à une entreprise chinoise qui a quitté les lieux en attendant que la situation ne se normalise dans le pays.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com