
Pour Mme O. Djedjiga, gérante d'un atelier de haute couture, la révision de la Constitution est une bonne chose. « C'est un bon choix que de réviser pour corriger en analysant les éléments que l'on juge dépassés pour un meilleur fonctionnement de la société », estime-t-elle. De ce fait, elle émet le v'u de voir le code de la famille revu et corrigé. « Beaucoup de choses sont à revoir dans ce code d'autant que la famille algérienne a connu une profonde mutation », note-t-elle. En fait, elle ne conçoit pas que « la femme, qui fait des études, travaille aux côtés de l'homme pour l'émancipation, l'éducation et la promotion des générations de demain, puisse aujourd'hui être sous le joug de ce code ». Pour elle, il est plus que nécessaire de libérer les énergies novatrices et qui apportent un plus au plan économique « avec la primauté de l'économique sur le politique ». Comme elle aspire aussi à voir libérées certaines constantes de la surenchère politique et religieuse. « Je suis pour la liberté du culte et l'officialisation de tamazight comme langue nationale afin qu'elle ne soit plus avec l'islam un enjeu et surtout une carte que l'on sort à chaque fois qu'on veut faire de l'agitation ou menacer la stabilité et l'intégrité de la société algérienne », explique-t-elle. De son côté, Nacéra Hamraoui, secrétaire de direction dans une grande entreprise de la wilaya de Tizi Ouzou, soutient que la révision de la Constitution est une bonne chose « pour peu qu'elle apporte un plus ». Mais pour elle, la révision doit « répondre aux aspirations de la société algérienne ». Elle pense aussi que « des amendements profonds doivent être apportés, notamment en ce qui concerne l'officialisation de tamazight pour lui permettre de retrouver sa place entière dans le fonctionnement de nos institutions ». Quant au code de la famille, elle trouve que « ce dernier est dans son ensemble valable ». Comme elle estime aussi « que les convictions religieuses des citoyens devront être respectées ». Samira S., avocate, pense que la Constitution ne doit être touchée que « pour des considérations impérieuses pour le devenir de la nation ». « Notre pays doit suivre l'exemple des grandes nations démocratiques qui ne révisent leurs Constitutions qu'exceptionnellement », résume-t-elle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hammoutène
Source : www.horizons-dz.com