«La question de la généralisation de tamazight dépend du nombre d'enseignants qualifiés pour remplir cette tâche», a déclaré le ministre de l'Education nationale, Baba Ahmed, le 28 mai à Tizi Ouzou.
Cette phrase a soulevé l'indignation, voire la colère, du Collectif d'étudiants et de diplômés amazigh. Ils ont fait une déclaration à la presse où ils ont tiré à boulets rouges sur le ministre.
Pour contredire les chiffres avancés par ce dernier, concernant l'insuffisance d'enseignants disponibles à enseigner la langue de Massinissa, les étudiant font rappeler que «le département de langue et culture amazighe de l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou formera bientôt plus de 300 licenciés cycle LMD et 220 autres cycle classique, sans compter les universités de Bouira et Béjaïa.'C'est-à-dire le nombre de postes offerts par les académies de l'éducation est en-deçà de ce que forment les trois universités».
Les étudiants se demandent : «Comment se fait-il que jusqu'à ce jour, nous n'arrivons pas à sa généralisation même pas au niveau d'une seule wilaya, pourtant langue nationale ' Comment peut-on expliquer qu'en 1995/1996, seize wilayas ont opté pour son enseignement alors qu'aujourd'hui il ne se fait que dans six wilayas '»
Redescendre dans la rue pour réclamer la généralisation de l'enseignement de tamazight n'est pas à écarter, selon les étudiants de Tizi Ouzou.
«Des licenciés en langue tamazight cherchent désespérément un poste de travail dans l'enseignement de cette langue depuis des années.'Je suis l'exemple le plus édifiant. J'ai frappé à toutes les portes mais sans succès», nous a déclaré une étudiante.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdenour Igoudjil
Source : www.letempsdz.com