Tizi-Ouzou - A la une

Des comités de village menacent de fermer la RN12 A CAUSE DE L'INSECURITE



Des comités de village menacent de fermer la RN12                                    A CAUSE DE L'INSECURITE
Ils sont sept comités de village de la localité d'Oued Aïssi, sise à 10 km à l'est de la ville de Tizi Ouzou, à informer le wali de leur décision de recourir à la fermeture de la RN12, principal axe routier reliant la wilaya à l'est et à l'ouest du pays. Les représentants des villageois évoquent comme cause de leur action de contestation prévue dimanche prochain, l'insécurité qui règne au sein du CEM Base V.
Cet appel à l'adresse du wali, selon les contestataires, est considéré comme le dernier recours avant la mise en exécution de leur menace.
De crainte pour la vie et la sécurité de leurs enfants, les parents, expliquent leurs représentants, ont épuisé toutes les voies possibles. Plusieurs fois après avoir signalé l'absence de clôture pour l'établissement ainsi que la prolifération des déchets ménagers des alentours, aucune autorité, saisie, ne s'est manifestée pour apporter des solutions. Les collégiens du CEM Base V souffrent également de l'absence de transport scolaire et de cantine mais, considèrent les parents, l'essentiel demeure la sécurité de leurs enfants à l'intérieur de l'établissement.
Ainsi, après une accalmie qui a duré quelques semaines, les différentes localités renouent avec les actions de contestation habituelles. La fermeture des routes et les sièges de daïras sont le procédé commun à toute expression de colère. Toutefois, au vu des déclarations des protestataires, une seule phrase revient comme un leitmotiv «après avoir saisi toutes les autorités concernées».
Le commun des mortels saisit la signification de cette rengaine, à savoir que les populations agissent à cause du sentiment d'abandon. «Nous n'avons pas d'autres solutions pour nous faire entendre. C'est le seul moyen d'attirer l'attention des responsables», martelait un citoyen de Makouda, qui participait à la fermeture de la RN72 reliant leur commune à la ville de Tizi Ouzou. Il apparaît donc que l'action n'a pas comme cause directe l'infrastructure endommagée, la route non bitumée ou autre.
La population recourt à ce genre de procédé car elle se sent méprisée et ignorée par les responsables saisis et qui ne réagissent pas à leurs doléances.
Pour preuve, la majeure partie des actions ont été dénouées quelques heures après qu'un responsable ait reçu et écouté les contestataires.
La solution au problème s'avère alors sujette à discussion dans des conditions paisibles.
Pour voir le problème de l'autre côté, nous avons essayé d'interroger plusieurs élus et responsables mais sans résultat. Toutefois, une explication se dégageait des propos d'un technicien des travaux publics qui évoquait comme cause de plusieurs conflits, les vides juridiques. Notre interlocuteur citait comme exemple les problèmes récurrents, matières à conflits entre les communes et les populations, le non-achèvement des chantiers. «Après des travaux de bitumage, une autre entreprise vient détruire le goudron pour faire passer des réseaux d'eau potable ou de gaz.
Celle-ci termine ses travaux et laisse la route impraticable. De leur côté, les élus ne peuvent pas répondre aux réclamations des populations car les travaux de nettoyage et de réfection ne sont pas inscrits», explique-t-il. Une loi est d'ailleurs attendue pour permettre aux entreprises d'agir sur différents stades de la réalisation, mais on attend toujours.
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