Une dizaine de propriétaires de camions de ramassage d'ordures ménagères ont bloqué jeudi dernier l'accès principal au siège de la wilaya de Tizi Ouzou pour protester contre le retard accusé par l'APC du chef-lieu dans le versement de leurs indemnités et ce, depuis des mois.
Les sommes en question sont relatives, indiquent les protestataires, à la prestation qu'ils avaient assurée durant toute la période qu'avait duré la grève des éboueurs de la commune de Tizi Ouzou l'été dernier. Pour la majorité de ces jeunes, dont les petites entreprises de nettoyage ont été créées dans le cadre de l'Ansej, «les responsables locaux n'ont pas respecté leurs engagements bien qu'il ne s'agisse que d'une courte période, et d'une somme qui ne signifie pas grand-chose par rapport au budget de la commune». «A chaque fois que nous réclamons notre dû, on nous dit qu'il n'y a pas d'argent», explique l'un des protestataires, estimant que les charges auxquelles sont confrontés les chefs de ces mini-entreprises de nettoyage sont énormes. A un autre de dénoncer :
«Lorsqu'il était question d'enlever les tas d'ordures sous lesquelles croulait la ville de Tizi Ouzou, et qui constituaient un danger pour la santé publique, nous avons répondu favorablement à l'appel de détresse des autorités locales. Maintenant, on nous tourne le dos !» Les protestataires qui ont bloqué l'accès de l'hémicycle Aïssat-Rabah pendant toute la matinée de jeudi promettent de revenir à la charge si leur doléance n'est pas prise en charge dans l'immédiat. Il est à signaler que la propreté au chef-lieu de wilaya laisse à désirer. Le wali a, à maintes reprises depuis son arrivée à Tizi Ouzou, estimé que la belle image de la région doit être instaurée de nouveau.
Des améliorations certes sont constatées depuis, mais reste aussi que le citoyen doit de son côté montrer un peu de civisme et changer ses mauvaises habitudes. Face à l'incapacité du service communal de la voirie de réaliser les objectifs assainis en matière de ramassage d'ordures, un contrat d'une valeur de 560 millions de dinars a été paraphé début 2012 entre les autorités locales et l'entreprise française Nicolin pour une durée de trois ans. Mais, jusqu'à présent, l'entreprise ne s'est toujours pas installée, faute, dit-elle, de dédouanement de son matériel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aissa Moussi
Source : www.letempsdz.com