Tizi-Ouzou - A la une

Des agriculteurs et des jeunes ferment la RN12 à Tadmaït (Tizi Ouzou)



Des agriculteurs et des jeunes ferment la RN12 à Tadmaït (Tizi Ouzou)
Des agriculteurs des exploitations agricoles collectives (EAC) de l'ex-domaine agricole et social (DAS) Ali-Bennour, de la commune de Tadmaït, dans la wilaya de Tizi Ouzou ont bloqué hier la RN12 menant vers Alger, selon une source locale.
Dès les premières heures de la matinée d'hier, ils étaient des dizaines à participer à cette action pour dénoncer la multiplication de l'activité d'extraction de sable de l'oued Sebaou.
Ce dernier qui se situe aux bordures des terres où sont implantées les EAC de l'ex-DAS Ali-Bennour ne cesse de s'élargir à cause de cette activité illégale à laquelle l'administration locale est restée indifférente. Ainsi, les agriculteurs voient leurs terres de plus en plus emportées par les eaux de l'oued à cause de cette extraction anarchique.
Pas moins de 17 EAC sont concernées par ce vieux problème qui prend de l'ampleur à Tadmaït, tout comme à Draâ Ben Khedda, localité voisine. Après l'intervention des autorités locales, un terrain d'entente a pu être trouvé et la route rouverte à la circulation. Une réunion de travail a regroupé au siège de l'APC de Tadmaït, le maire, le chef de daïra de DBK, le chef de sûreté de daïra et le chef de la brigade de gendarmerie, ainsi que des représentants des agriculteurs. Ces derniers «ont exigé des solutions immédiates», explique le P/APC, Kamel Hamaïdi.
Il s'agit en effet de la fermeture des accès pour engins à l'intérieur de l'oued, et de la démolition des niches où les gens qui s'adonnent au pillage du sable exercent. «Contacté par le chef de daïra, le wali de Tizi Ouzou a promis de recevoir les agriculteurs au lendemain des élections du 10 mai», nous a déclaré M. Hamaïdi, qui espère que ce problème trouvera son épilogue dans le cadre du respect des lois.
Après les agriculteurs' les jeunes chômeurs !
Aussitôt rouverte, la RN12 sera encore fermée quelques minutes plus tard seulement par un groupe de jeunes chômeurs.
Ces derniers réclament des postes d'emploi et dénoncent le refus de l'administration locale de répondre à leur proposition portant sur l'exploitation d'un hangar situé à Tadmaït et appartenant à l'OPGI.
D'après le maire de la commune, cet endroit de plus de 1000 m2 est abandonné depuis plus de 15 ans, sans être exploité. «Nous avons entamé des démarches auprès de l'OPGI et des services de la wilaya pour récupérer ce hangar et réaliser un marché de proximité, mais voilà que depuis 2005, on ne voit rien venir», fera savoir M. Hamaïdi, avant de préciser : «Nous pouvons construire 45 à 50 box et créer ainsi plusieurs postes d'emploi».
Il suffit d'une volonté au niveau de la wilaya. Par ailleurs, on apprend de la même source que l'endroit en question se trouve en litige entre l'OPGI et une entreprise privée locatrice. En recevant les protestataires, le maire a promis de les accompagner dans leur démarche jusqu'à ce que des solutions soient trouvées.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)