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Défaillances en continu... et le ministre maintenu Enseignement supérieur



Défaillances en continu... et le ministre maintenu                                    Enseignement supérieur
Photo : S. Zoheir
Par Karima Mokrani
Au niveau du secteur de l'enseignement supérieur, absolument rien à signaler comme fait marquant de l'année 2012 exception faite de la colère estudiantine affichée par rapport aux mauvaises conditions d'accueil dans les résidences universitaires, de façon particulière. Certes, ce n'est pas un fait nouveau du moment qu'il y a toujours eu des actions contestataires à l'université pour ce genre de problèmes et autres. Tout de même, cette année il y a eu quelque chose de particulier. De plus grave, en termes plus justes. Il y a eu mort d'hommes. Des étudiants parmi les meilleurs nouveaux bacheliers de l'année universitaire 2011-2012 ont péri dans une explosion de gaz à la résidence universitaire Bakhti Abdelmadjid, à Tlemcen. Cela s'est produit le mois de mai.
Sept morts sur le coup. Un huitième a succombé à ses blessures, il y a à peine un mois, après des soins en Algérie et en France. Une employée de l'établissement est morte le jour même de l'accident. A Tizi Ouzou, deux étudiantes ont été grièvement blessées et d'autres se sont évanouies suite à l'explosion d'une bonbonne de gaz, dans une chambre, à la cité Bastos. D'autres accidents, du même genre, ont failli se produire dans d'autres établissements des deux wilayas et ailleurs n'était l'intervention rapide des travailleurs pour éviter de nouveaux drames. C'est dire l'absence d'un minimum de sécurité dans l'enceinte même des établissements universitaires qui sont censés assurer le maximum de commodités aux étudiants. D'autres problèmes s'ajoutent, les mêmes que ceux des années précédents: surcharge des facultés, rejet des filières dans lesquels certains nouveaux bacheliers se voient obligés de s'inscrire faute de moyenne, faible niveau des enseignants et des étudiants 'et la liste est encore longue. En fait, c'est toute la politique de l'enseignement supérieur qui est défaillante. Contrairement à son homologue de l'éducation nationale, Boubekeur Benbouzid, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraouabia, est maintenu à son poste. Le changement dans la continuité comme c'est le cas dans tous les autres secteurs.
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