
Les localités qui désirent se porter candidates à la course à la propreté et aux 800 millions de dinars devront donc entamer le travail d'inscription pour être fin prêtes à la date fatidique.C'est désormais annoncé, les villages de la wilaya de Tizi Ouzou pourront s'inscrire pour la prochaine édition du concours Rabah Aïssat du village le plus propre à partir du 10 avril prochain. Les localités qui désirent se porter candidates à la course à la propreté et aux 800 millions de dinars devront donc entamer le travail d'inscription pour être fin prêtes à la date fatidique.A noter que les dossiers d'inscription devront être déposés auprès de la commission avant le 10 du mois d'avril prochain.En fait, cette année, la course sera rude pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il est de notoriété publique que le concours Rabah Aïssat initié par l'Assemblée populaire de wilaya a gagné en prestige après trois éditions réussies. Les villages qui se portent candidats sont de plus en plus nombreux au vu du sérieux des organisateurs dans la sélection des lauréats, mais surtout dans l'attribution des enveloppes financières. En second lieu, l'élan de plus en plus grandissant des villages pour le concours est favorisé par l'image noble qui se dégage des villages qui ont déjà été primés vainqueurs à l'instar d'Iguersafen et de Timizart. Enfin, l'engouement pour le prix est motivé par le désir de tous les villageois de voir leur cadre de vie assaini et surtout avec des moyens financiers appropriés améliorer l'image de leurs villages.Par ailleurs, ce ne sera jamais assez de rappeler le message de l'ancien wali qui intervenait à la cérémonie de la remise des prix de la 3ème édition l'année dernière. Abdelkader Bouazghi affirmait en effet que les pouvoirs publics et les citoyens se partageaient la responsabilité de la situation chaotique de l'environnement dans la wilaya de Tizi Ouzou. En fait, du côté des citoyens, les responsabilités peuvent être observées à deux niveaux. Le premier concerne les oppositions qui retardent la réalisation des CET (Centres d'enfouissement technique). Pendant ce temps, à un autre niveau, les routes prennent de plus en plus des airs de décharges sauvages en plein air.Des bouteilles de boissons alcoolisées jonchent les routes donnant l'impression que la wilaya de Tizi Ouzou consomme la totalité de la production nationale de vins et liqueurs alors que c'est faux. Ce n'est certainement pas la wilaya de Tizi Ouzou qui fait que l'Algérie est le deuxième pays consommateur d'alcool au Maghreb et le onzième au monde. Il est donc plus question de civisme que d'autres considérations. Et la responsabilité des pouvoirs publics apparaît à tous les niveaux et de ce fait accompagne la responsabilité des citoyens.Les citoyens qui s'opposent en effet à la réalisation des CET ont signalé à L'Expression, lors de nos articles, leur disposition à dialoguer pour trouver des solutions de rechanges. Le blocage serait donc causé, non pas par les oppositions elles-mêmes mais par le manque de dialogue et d'écoute, jusque-là.La responsabilité des pouvoirs publics apparaît au grand jour au niveau de la dégradation de l'environnement sur nos routes. Il ne s'agit surtout pas de pénaliser uniquement les citoyens inciviques mais surtout l'absence de volonté de trouver des alternatives à la vente anarchique d'alcool en canettes et autres bouteilles jetables.Enfin, espérons que le concours Rabah Aïssat dans sa 4ème édition sera l'occasion de lancer un véritable débat sans démagogie et sans faux-fuyants sur l'environnement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com