Les travailleurs des oeuvres sociales de l'Université de Tizi Ouzou entrent en grève de deux jours à partir d'aujourd'hui, mercredi.
Ce débrayage cyclique, selon leur syndicat, a été décidé suite à la réunion d'hier, qui a sanctionné une période d'un mois de préavis déposé auprès de la tutelle.
La coordination syndicale des oeuvres universitaires de Tizi Ouzou, Douh et Douc, ont appelé à cet effet les travailleurs à se joindre à l'action et à rester mobilisés jusqu'à l'aboutissement de leurs revendications.
En fait, le conflit entre les travailleurs et la tutelle ne date pas de cette rentrée 2012-2013. Les mêmes revendications étaient déjà au menu l'année passée. Celles-ci se résument à l'abrogation immédiate de l'article 87 bis de la loi 90-11 qui a été promise depuis belle lurette par le ministère du Travail. Le personnel de la Douh et de la Douc réclame également son alignement et la réévaluation des 15% accordées aux autres secteurs.
Enfin, les travailleurs des oeuvres universitaires demandent aussi l'intégration des corps communs dans le secteur de l'enseignement supérieur et la titularisation des contractuels selon leur niveau d'instruction.
Ces revendications salariales se trouvent explicitées par les propos des travailleurs qui trouvent légitime de réclamer la réévaluation de la valeur du point indiciaire qui est de 45 DA. Selon ces derniers, les conditions actuelles plaident pour sa hausse à 90 DA.
Par ailleurs, la création de postes d'emploi au sein des résidences universitaires, l'amélioration des conditions des travailleurs dans l'exercice de leurs fonctions et la régularisation de tous les «faisant-fonction» sont des doléances qui restent encore d'actualité.
Au même volet de l'amélioration des conditions sociales des travailleurs, le syndicat fait de l'augmentation des allocations familiales une priorité. Au même titre d'ailleurs que l'augmentation et généralisation du salaire unique et la création d'une prime spécifique aux travailleurs de l'enseignement supérieur.
Notons enfin que ce débrayage intervient alors que d'autres difficultés entachent la rentrée universitaire dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les retards dans les chantiers des résidences universitaires constituent déjà une source d'inquiétude suffisante pour les étudiants qui vont peiner à se loger. Des difficultés surgissent, par conséquent, au niveau de la restauration et de l'hébergement.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com