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De l'inédit avec Ali Amrane Dans un nouvel album, 4e du nom



De l'inédit avec Ali Amrane Dans un nouvel album, 4e du nom
Un album dont les travaux ont été entamés en 2010. Avant d'arriver dans les bacs, cet album a traversé la Méditerranée puis l'Atlantique. En effet, selon le chanteur, l'enregistrement a été effectué à Paris et le mixage à Toronto au Canada. Pour ce nouvel album, même si le chanteur est resté fidèle à son style rock, il n'en demeure pas moins « que l'on retrouve d'autres sonorités avec l'introduction du violon et du saxophone pour la première fois ». Les 10 'uvres de ce nouveau produit, se veulent aussi, comme le soulignera la vedette du rock kabyle, « une sorte de regard par rapport à la situation sociopolitique du pays où l'espoir a cédé la place à la désillusion et au désenchantement, ici au pays, poussant des pans de la jeunesse à vouloir aller à l'étranger où l'eldorado tant recherché n'est que chimère avant de passer à l'acte ultime celui du suicide ». Comme il nous dira : « C'est aussi cette « malvie » que subissent les gens que j'ai tenté de transposer dans ces chansons et cette situation du vécu de la femme mais aussi de la misère sociale, sexuelle qui a généré violence dans le corps et l'esprit ». Revenant sur le thème de son album « Tizi N Lryah », Ali Amrane nous dira que ce titre « est assez significatif tant la colline (Tizi) est ce sommet où l'on peut voir les deux versants. C'est une sorte de halte dans la vie du fait du haut de la colline, on peut constater le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir. Une sorte d'introspection. Alors que Lryah sont ces vents qui balaient cette colline mais aussi Lryeh signifie aussi en kabyle l'inspiration ou cette folie légère qui saisit tout poète ». Tout comme il nous donnera la signification de cette empreinte du pays collée à l'affiche de cet album : « En fait, il y a deux empreintes, l'une entière, l'autre un peu effacée. Là encore ce sont les pas que l'on fait dans la vie tantôt fermes tantôt en boitant ». Quant à ses projets, notamment une scène en duo avec un autre artiste, Gream Allwright qui a beaucoup aimé le genre Ali Amrane, lorsqu'il l'a vu sur scène à Tizi-Ouzou, il a émis le v'u de chanter avec lui, l'intéressé soulignera qu'il ne trouvait aucun inconvénient à le faire « mais ce genre de projet se discute et se mûrit ». D'autant que pour lui Gream Allwright reste une des ses idoles : « A la Fac, On ne cessait de fredonner et de chanter à tue-tête les morceaux de ce grand artiste ». A propos de scène, Ali Amrane annonce une tournée l'été prochain en Algérie puis en France en automne : « J'ai privilégié d'abord l'Algérie avec au moins six concerts dont les dates et les lieux sont en maturation avant de me rendre en France où une autre tournée m'attend entre les mois de novembre et décembre ». Enfin, Ali Amrane nous a fait part de sa nouvelle passion pour le cinéma où Belkacem Hadjadj lui a confié le rôle de poète et de troubadour dans le film « Fatma N'Soumeur » actuellement en tournage. « Un rôle qui me va bien dans la mesure où j'ai eu déjà à m'exercer dans ce rôle du temps où je touchais au théâtre à l'université de Tizi Ouzou.
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