Tizi-Ouzou - A la une

De guerre lasse, des soutiens se ravisent



De guerre lasse, des soutiens se ravisent
"Je m'oppose fermement à ce que mon club soit entraîné sur le terrain politique", a déclaré le président de la JSK, en apprenant que l'administration s'était substituée au club pour une distribution "politique" des billets de stade pour la finale de la Coupe d'Algérie.Nous ne sommes plus en 2001, quand la finale de la Coupe d'Afrique JSK - ES Tunis servait d'opportunité à une rencontre télévisée entre Bouteflika et la mère du défunt et illustre chanteur contestataire. Ni en 2009, quand Hannachi assistait au meeting électoral de Bouteflika à Tizi Ouzou, où le candidat s'était engagé à ce que tamazight ne soit "jamais langue officielle".Ce fut justement à l'issue de ce même meeting que Sellal, directeur de campagne cette fois là aussi, faisait savoir que le soutien du président de la JSK n'était plus le bienvenu dans la cour, en déclarant : "En 2004, Hannachi a préféré se rendre à Paris pour ne pas soutenir Bouteflika ; aujourd'hui, il fait tout pour se montrer aux côtés du Président."Les décrochages tardifs ont quelque chose de maladroit et de suspect. Comme les ralliements de dernière minute, ils ont l'insipide relent de ce qui arrive trop tard.C'est ce même goût douteux que fleure la soudaine reconversion du président du Forum des entrepreneurs. "Je ferai en sorte que le FCE ne soit plus otage d'un alignement politique quelconque. En tant qu'association patronale, nous n'avons pas à nous positionner par rapport à une consultation électorale, quelle qu'en soit la nature et quel que soit le candidat", a clamé, à son tour, Hamiani sur le site TSA, il y a quelques jours.Comme miraculeusement frappé par la grâce de l'apolitisme de principe des organisations syndicales, le "patron des patrons" nous promet que son officine ne soutiendra pas le... cinquième mandat. Et qu'après avoir soutenu et participé au financement des deuxième, troisième et quatrième mandats, il ne soutiendra pas le prochain... "quel qu'en soit le candidat". Apprécions, à sa juste valeur, le singulier de "candidat". Une élection n'est-elle pas, par nature, supposée engager plusieurs prétendants '...Visiblement, Hamiani parie déjà sur la non-candidature à un cinquième mandat de Bouteflika et souhaite, donc, préparer le prochain "favori" au retrait du FCE d'un rôle qui n'est, bien sûr, pas le sien. Le pari est risqué, tout de même. Maintenant que la mission est accomplie, il feint de jeter l'éponge. Et de renoncer à un soutien qui ne se justifiait que par le consentement à répondre aux sollicitations du détenteur du pouvoir et de la prérogative d'allocation de la rente. Il espère, par cette gesticulation, raccommoder un forum disloqué par son flanc enclin à l'obédience.C'est peut-être, là, le début d'une retraite désordonnée d'une partie de ceux qui se sont investis dans un lassant soutien à un régime sans autre programme que la distribution de la rente selon les règles d'échanges de bons procédés entre coteries. Difficile de poursuivre la défense d'un pouvoir qui ne sait concevoir autre chose que l'AADL et l'Ansej comme matrices de développement socioéconomique.À moins que le temps ne soit venu, pour le régime, de se délester d'obédiences dont il ne perçoit plus l'utilité politique.M. Hmusthammouche@yahoo.frNomAdresse email


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