La rentrée a été retardée en raison de travaux inachevés l Les enfants handicapés sont délaissés.Les enfants handicapés du centre psychopédagogique d'Aït Sidi Amar Oulhadj dans la commune de Bouzeguène, 60 km, à l'est de Tizi-Ouzou, n'ont pas effectué la rentrée scolaire à la date prévue. L'association des handicapés et leurs amis de la daïra de Bouzeguène ont entrepris des travaux d'aménagement de la cour du centre qui s'est retrouvée dans un état calamiteux et qui menace les enfants de blessures en cas de chute. L'association qui survit grâce aux dons de bienfaiteurs, a entrepris des travaux à ses frais. Un entrepreneur de la localité a toutefois offert gracieusement trois camions de sable «tout venant» et du tuf pour égaliser la cour mais, l'association a pris en charge les frais de transport qui se sont élevés à 18000 DA, puisés des ressources des handicapés.
Les travaux avaient subi des retards par manque de moyens et de l'arrivée tardive de l'engin de l'APC. La rentrée scolaire 2013/2014, a été reportée d'une semaine pour mener à terme les travaux. Cependant, le délaissement de cette couche de la société ne date pas d'hier. Frange traditionnellement marginalisée, elle ne suscite compassion qu'aux dates commémorant les journées nationales et internationales des handicapés. Les enfants, en situation d'handicap, vivotent au gré du temps et de la bienveillance des personnes charitables.
Le centre qui est une ancienne école primaire, fermée pour manque d'élèves, a été attribué gracieusement aux handicapés par la direction de l'Education de Tizi Ouzou. L'association le gère sans agrément; ce qui la prive d'un budget de fonctionnement et de roulement. Son maigre budget ne permet même pas à faire face aux déplacements et frais des démarches administratives, déplore un membre. Le capital humain de l'association qui va prendre en charge, cette année, 65 handicapés, ne susciterait-t-il pas de compassion de la part des responsables de l'APW ' «Des associations qui gèrent conjoncturellement les fruits du terroir ou la robe kabyle, même si c'est important, sont mieux rétribuées que celles qui prennent en charge l'aspect humanitaire», tempête encore le responsable de l'association.
Le centre fait face à des problèmes récurrents qui datent depuis 2008. En l'absence de cantine, la préparation du repas des enfants se fait dans un appartement de l'école cédé par un enseignant parti en retraite. Les conditions de préparation des repas à plus de 50 élèves, ne garantissent pas de meilleures conditions d'hygiène malgré les efforts des jeunes filles. Une fois prêt, le repas est déplacé vers la grande salle du centre pour le déjeuner. Le chauffage continue d'être assuré par des bonbonnes de gaz alors que le gaz de ville est disponible. La prise en charge des travaux d'installation en est le principal problème. La question d'hygiène est également pose avec acuité.
Les sanitaires ne sont pas raccordés au réseau d'AEP. Ce sont les jeunes filles qui rapportent l'eau à longueur de journée. Le transport des enfants n'a pas encore trouvé de solution. Les promesses d'affectation d'un minibus par le ministère de la solidarité n'ont pas abouti.
C'est un citoyen français qui active dans la Solidarité qui, à la place de la direction de l'action sociale de la wilaya, a acheté un fourgon tout neuf pour l'association mais qui demeure encore insuffisant.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel K
Source : www.elwatan.com