Prévu initialement pour les 23 et 24 octobre puis reporté pour les 26, 27 et 28 novembre en cours, l'organisation du séminaire sur la coopération économique et industrielle algéro-francaise est sérieusement remise en cause.La raison ' On a appris de sources concordantes qu'à quelques jours seulement de la tenue prévue de cet important rendez-vous, et dans un courrier adressé par l'association Touiza Solidarité au directeur comité de pilotage, en l'occurrence M. Hamitouche Moula qui est également directeur des mines et de l'industrie de la wilaya de Tizi Ouzou ainsi qu'aux membres du comité de pilotage, il a fait part de toutes ses inquiétudes au sujet de participants français. «Les participants français, demeurent en attente des lettres d'invitation, sans lesquelles ils ne peuvent ni procéder à leur demande de visa auprès des Consulats, ni procéder à l'achat de leurs billets d'avion. Pour les personnes ayant déjà acheté leurs billets, elles auront des problèmes de remboursement», a-t-il écrit. Sans les invitations, ceux ayant fait part de leur intention de participer ne pourront pas, comme le suggère le courrier cité plus haut, obtenir de visa. Du coup, c'est le séminaire qui risque d'être annulé puisque il ne pourra avoir lieu sans les partenaires français. On a également appris que 6 entreprises du réseau Alfranc «risquent d'annuler leur venue compte tenue de l'absence de visibilité sur leur possibilité d'obtenir un visa et par ricochet la réservation de billets aux dates prévues». Pour rappel, le comité de pilotage en charge de préparer cette importante rencontre économique avait annoncé son report comme contenu dans le PV de la dernière réunion du comité tenue le 04 septembre dernier. Dans le dit document, il est fait état que le directeur de l'industrie et des mines, M. Hamitouche Moula, qui est aussi dans le comité de pilotage a dans cette perspective «insisté sur l'importance du développement de sous-traitance, a l'effet, d'atteindre les taux d'intégrations appréciables tout en s'inscrivant dans une démarche de développement économique durable» comme il a insisté également sur «l'élargissement de l'échantillon d'entreprises consultées, pour renseigner le questionnaire, en optant sur ciblage étudié, afin de donner plus de chance à la concrétisation d'éventuels partenariats». Pour ce faire, la mission a été confiée aux organismes accompagnateurs (Andi, Ansej, Cnac, Cci Djurdjura, FCE et la DIM?) .
Mohammed Khandriche, représentant de TOUIZA Solidarité, qui avait présenté l'analyse et les conclusions du dossier de coopération remis aux membres du comité de pilotage, a insisté sur «l'importance à accorder aux fiches renseignées de manière au qu'elles trouvent échos auprès des partenaires français, il termine son intervention en rassurant les membres du comité de pilotage sur le déroulement normal des différentes actions au cours de la partie française». Le report était, donc, motivé aussi par la nécessité de bien renseigner les questionnaires et le respect du délai accordé pour finaliser cette mission et permettre au coté français de pouvoir exploiter à temps le contenu, comme l'avait souligné le Directeur de l'ANDI dans son intervention. Outre ces eux responsables, et dans le même sillage le représentant de l'APW, en l'occurrence Mohamed Achir, avait pour sa part mis en avant le «choix d'entreprises à consulter en privilégiant le potentiel, les moyens, la disponibilité et l'aptitude de ces dernières, a l'effet de donner plus de chance a la concrétisation d'éventuels partenariats économiques» tandis que le vice recteur de l'université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, Malik Makhlouf, qui avait à la même occasion présenté l'état d'avancement du projet d'incubateur de start-up s'était engagé à transmettre aux membres du comité une fiche détaillée sur les jumelages entre l'université de Mouloud Mammeri les universités françaises, ainsi que les laboratoires de recherches respectifs. Quelques entreprises, (13 seulement selon nos informations) ont été sélectionnées pour participer à ce séminaire sur quelques 122 entreprises consultées ainsi que l'Université Mouloud Mammeri et de la direction de la formation professionnelle pour connaître leurs attentes et besoins en matière de coopération avec des acteurs français.
La majorité des entreprises interrogées sont des TPE et PME, représentant principalement le secteur secondaire (agro-alimentaire, BTP, métallurgie/sidérurgie). Il a été aussi noté des besoins et des intérêts de coopération dans les domaines de l'assistance technique, le développement de produits, des formations, de l'importation de matières premières et l'exportation des produits finis. Si le séminaire venait à être annulé, il serait un énorme gâchis dans le sens où il tend à ?uvrer pour une meilleure articulation et complémentarité entre les pouvoirs publics locaux, les acteurs économiques, la recherche et l'enseignement, pour une meilleure insertion des jeunes de la wilaya de Tizi Ouzou. Il vise aussi à permettre des échanges entre les acteurs économiques, l'enseignement et la formation professionnelle, les collectivités territoriales, les chambres consulaires et les institutions de part et d'autre de la wilaya et de la France, de développer des partenariats entre l'ensemble de ces acteurs et d'assurer l'accompagnement à long terme des liens entre ces acteurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Brahim B
Source : www.letempsdz.com