Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Congrès mondial amazigh (CMA)



Deux congrès séparés et une fin annoncée! Le Congrès mondial amazigh, cette ONG de droit français qui a dans ses objectifs de travailler pour le fait amazigh dans les pays où cette langue est parlée comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye ou encore le Niger, le Mali et les Iles Canaries ainsi que dans les pays où existe la diaspora parlant amazigh comme l’Espagne, la France et la Belgique, vient de se scinder officiellement en deux ailes. Ce qui semble en fait être le chant du cygne de cette ONG. Tout a commencé au 4ème CMA à Nador en 2005 quand le bureau mondial a choisi pour ses 5èmes assises la Kabylie. Depuis, et notamment tout au long de l’été dernier, les choses se compliquèrent et deux tendances se firent jour. L’une drivée par le président sortant du CMA, Belkacem Lounes, qui avait opté pour la tenue du 5ème congrès au Maroc, à Meknès, et l’autre aile dans laquelle on retrouve M. Rachid Raha, un Marocain établi aux Iles Canaries, ancien vice-président du CMA. Cette tendance affirme que, «selon les vœux du bureau mondial, le congrès se tiendra à Tizi-Ouzou». Aussi les deux ailes se sont donc réunies chacune de son côté, celle de Belkacem Lounes à Meknès et celle dite dissidente à Tizi-Ouzou. Mais si le congrès de Meknès a vu la présence de plus de 450 invités et délégués dont des délégations des Touaregs, du Maroc, d’Algérie, d’Espagne, des Iles Canaries et de la diaspora entre autres, et celui de Tizi-Ouzou n’ayant pu réunir que 150 délégués dont la plupart sont des représentants d’associations activant dans les wilayas de Bejaia, Tizi-Ouzou et Alger ainsi que le représentant de Numidya une association d’Oran. Selon des délégués à la rencontre de Tizi-Ouzou «des participants venus du Maroc et des Iles Canaries auraient été bloqués à l’aéroport d’Alger». Il semble, selon nos sources, que les Marocains se seraient réunis à l’aéroport et élu leur président du bureau fédéral marocain. Alors que les délégués de Tizi-Ouzou ont porté leur choix sur Ferroudja Moussaoui, ancien membre du bureau fédéral, qui devient ainsi la présidente du bureau fédéral d’Algérie pour le CMA dont la présidence générale est revenue à Rachid Raha de la diaspora. Le congrès de Tizi-Ouzou a adopté aussi des recommandations portant sur les textes du CMA. Ainsi il est adopté que désormais la présidence ne sera plus que d’une année afin justement d’éviter le même problème de leadership. Cette forme de collégialité tournante est ainsi adoptée par les congressistes de l’aile dissidente de Tizi-Ouzou. Cette forme de direction permettra aux trois présidents (diaspora, Algérie, Maroc) de se succéder. Alors que l’aile drivée par le président sortant n’a pas encore achevé ses travaux à Meknès. Les congressistes de Tizi-Ouzou menacent de s’adresser à la justice française, le CMA étant une ONG de droit français, selon la présidente élue du bureau fédéral d’Algérie, le mandat du président sortant du CMA, Lounes Belkacem, a expiré le 6 août dernier ce qui rend ses décisions caduques et ce sera donc à la justice française de décider de la légitimité de ces deux congrès. Les autorités et la justice françaises auront ainsi à décider dans ce dossier, mais en réalité, d’ores et déjà, on peut dire que le CMA appartient au passé. Certes un congrès extraordinaire est prévu dans les mois à venir il reste que c’est déjà le chant du cygne du CMA. M. Chabane
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