Participera, participera pas aux locales?
Le FFS réunit ses élus locaux pour une conférence nationale à Tizi-Ouzou. Les délégués venus de 19 wilayas (rappelons que ce parti a 890 élus dans 25 wilayas) se sont ainsi retrouvés au niveau de l’ITNTHT de Tizi-Ouzou où se déroule cette rencontre qui s’étale sur deux jours, les 13 et 14 juillet.
Sont présents, notamment, le 1er secrétaire national de cette formation, Karim Tabbou, accompagné d’une imposante délégation de la direction nationale, et d’anciens responsables de ce parti, dont Ali Laskri et le Dr Djeddai. Après le souhait de bienvenue aux délégués par le 1er secrétaire fédéral et le maire de Tizi-Ouzou, Karim Tabbou prend la parole. Il expliquera d’abord que la rencontre est «une opportunité importante pour participer activement au large débat qui se déroule actuellement dans le parti; un débat rendu nécessaire par les défis que nous devons relever à l’effet de construire une alternative politique crédible et inébranlable». Continuant sur sa lancée, M. Tabbou parlera du boycott des législatives en affirmant que «le FFS a tout simplement choisi de suivre la population qui avait massivement boycotté les urnes». L’orateur ne manquera pas d’envoyer des piques au RCD, sans le citer, en disant qu’il y a «des gens qui se sont aperçus un peu tard qu’ils se trompent de débat»; allusion au retrait envisagé par les députés du RCD lors des débats sur la loi électorale. Revenant sur la «santé du parti», M. Tabbou s’écrie: «A tous ceux qui misent sur l’érosion de notre courage, sur le tarissement de nos valeurs, sur la lassitude politique et sociale, nous leur faisons la démonstration par le débat que nos idées et nos convictions sont inoxydables !». Et il clôture son intervention en soulignant qu’il y a urgence à «s’organiser à débattre et à créer des possibilités et consolider les liens de confiance avec la population pour accomplir, tous ensemble, un de nos devoirs historiques qui complète l’indépendance territoriale du pays par la libération de l’individu».
Lors du point de presse animé après les travaux de la matinée, M. Tabbou revient sur les locales pour dire que la tendance est en principe pour la participation. Selon lui, «le FFS s’est imposé une règle simple: associer à toute prise de décision la population, les partenaires, les syndicats autonomes et le mouvement associatif, ensuite débattre au niveau de la base et enfin décider». M. Tabbou revient cependant sur la nécessité de la levée de l’état d’urgence. Enfin, il signale que son parti a mis sur pied, «à la place de la traditionnelle commission de discipline, un comité d’étude dont la tâche est de collecter les données sur le terrain et, ce faisant, essayer de régler les conflits avant qu’ils n’éclatent».
La conférence nationale des élus, qui se poursuit aujourd’hui encore, aura à soumettre ses recommandations au congrès.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com