Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Conférence de presse des élus RCD de l’APW de Tizi-Ouzou



L’administration et les élus FFS en ligne de mire Les élus APW du RCD et le président de la Fédération des élus voient rouge. Les premiers pour avoir vu leur proposition de débat sur l’insécurité refusée, le second pour non-enregistrement par l’administration de la Fédération des élus qu’il préside. Dans une conférence de presse, tenue hier au siège communal du RCD à Tizi-Ouzou, ses élus, notamment Med Ikherbane et Malik Hessas, respectivement chef du groupe des élus du RCD à l’APW et président de la Fédération des élus du RCD, ont évoqué, chacun, les problèmes qui leur tiennent à cœur. Ainsi, M. Ikherbane a signalé que «les élus RCD à l’APW se sont vu refuser illégalement un débat sur l’insécurité dans leur wilaya, sous le fallacieux prétexte du décret de 1992 portant état d’urgence». Selon l’intervenant, «les pouvoirs publics au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou veulent empêcher toute voix discordante ne partageant pas les bienfaits de la charte pour la paix et la réconciliation nationale». Il énumèrera ensuite les vols, agressions, kidnappings et assassinats «commis quotidiennement aux quatre coins de la région». Ceci pour dire combien «les responsables ne semblent guère partager le calvaire des citoyens, car trouvant que ce motif n’est guère convaincant et donc ne nécessitant aucun débat». Ainsi, ajoutera-t-il, «les citoyens attendent toujours une solution qui ne vient pas». D’où la signature par les élus du RCD d’une motion exigeant l’inscription pour un débat du point portant sur la sécurité. Par ailleurs, outrés par la réponse négative du wali, ils s’engagent à honorer leur mandat en se faisant, préciseront-ils, «contre vents et marées les porte-parole de leurs électeurs qui, quotidiennement, vivent sans défense dans l’insécurité sous la menace des terroristes et des bandits de tous genres coalisés». Sur leur lancée, les élus du RCD feront remarquer que «la wilaya viole la loi en refusant, après sept mois d’attente, l’enregistrement d’une association d’élus sous le fallacieux prétexte qu’il ne reste que quelques mois avant les futures élections locales». La conférence de presse se veut, selon M. Ikherbane, comme «une première réponse à l’empêchement de la libre expression de l’élu et vient ainsi remplacer la défaillance et/ou le silence coupable de la majorité FFS à l’APW». Selon le conférencier, «dans le refus du wali, il se trouve une opportunité pour le FFS, celle qui évite le débat qui pourrait le forcer à assumer publiquement ses responsabilités et ses positions dans la crise qui ensanglante la wilaya». Toujours selon M. IKherbane qui, désormais, semble voir le mal partout, «la session d’aujourd’hui (lundi) de l’APW est prévue initialement pour examiner la rentrée scolaire et la situation sécuritaire. Or, le dernier point a été retiré avec (assure-t-il) la bénédiction du P/APW». Interrogé sur la position des élus, notamment ceux de sa formation, sur l’éventualité d’un retour des gendarmes dans la région, il dira que «le RCD n’a pas de position spécifique par rapport à cette question, mais le citoyen exige une protection». Cependant, précisera-t-il, «la gendarmerie doit s’excuser publiquement car il y a eu mort d’hommes». Prenant à son tour la parole, M. Hessas fustigera le refus de l’administration d’enregistrer l’association des élus qu’il préside, avant de préciser: «Cela, après sept mois d’attente». Aussi, il annoncera avec force: «Nous allons ester l’administration en justice pour violation de la loi et porter cette affaire devant la chambre administrative». M. Chabane
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