Un auteur prolifique
Le passage à la littérature n'était pas si abrupt que cela pouvait paraître.
Le petit théâtre de la Maison de la culture Mouloud Mammeri a accueilli dans l'après-midi d'avant-hier Hamid Grine. Invité du café littéraire, l'écrivain a animé un débat sur le thème du journalisme comme prélude à la littérature. Malgré un thème qui semblait plutôt n'attirer que les initiés et les concernés, le public était nombreux.
Devant cette assistance accrochée, l'invité, comme il aimait bien le dire, n'a pas voulu discourir longtemps. Hamid Grine préférait parler peu et écouter plus l'assistance. «Du savoir, l'écrivain n'en a pas beaucoup, car l'essentiel se trouve en face» dira-t-il pour inviter l'assistance à participer à la conférence dans un débat qui s'est avéré effectivement très riche et captivant. L'écrivain, armé d'une imposante modestie, a su, non pas, participer à un jeu de questions-réponses qui caractérise généralement les débats mais au contraire, avec un art consommé de la communication et beaucoup de sincérité, a plutôt fait du débat un échange de pensées et de sentiments. Hamid Grine expliquera son passage du journalisme sportif au journal Horizons, à la littérature avec sincérité reconnaissant qu'il n'a jamais été un journaliste sportif dans l'âme. Lui, était plutôt attiré par les rubriques société et culture. Un passage, dira-t-il, qui ne lui fera pas pour autant perdre de temps car, il publiera sept livres sur le sport. Il se rappellera d'ailleurs la publication du livre sur Lakhdar Belloumi. Le passage à la littérature n'était pas si abrupt que cela pouvait paraître. L'écrivain expliquera qu'il était d'abord passé par la rubrique société et économique. En fait, au fil du temps, il apparaissait que l'auteur de Camus dans le narguilé trouvait ce qu'il disait de l'échange avec les autres. Ceux qu'il qualifiait de ceux d'en face, sont, en effet, des personnes de l'assistance qui rappelèrent ces romans. On lui posera d'ailleurs beaucoup de questions sur Camus. «Pour moi, Albert Camus n'a jamais été un écrivain algérien. C'est plutôt un écrivain français né en Algérie» dira-t-il. Pour lui, contrairement à beaucoup d'autres écrivains contemporains, Camus n'a pas pu franchir une certaine ligne de démarcation. Il est resté dans sa confusion sans jamais dire qu'il est Algérien. L'invité du café littéraire n'omettra toutefois pas de mettre en évidence l'amour de Camus pour l'Algérie et sa compassion avec la misère du peuple algérien.
Enfin, l'écrivain dévoilera à l'assistance le titre de son prochain roman mais ne dira cependant pas la date de sa sortie. Commencé en 2010, La femme qui ne voulait pas être un homme n'est pas encore achevé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com