Tizi-Ouzou - A la une

Comment le wali compte s'y prendre



Comment le wali compte s'y prendre
Le chef de l'exécutif est attendu sur les chantiers des différents centres d'enfouissement technique de communes qui souffrent de ce problème.A peine installé aux commandes de la wilaya de Tizi Ouzou, le nouveau wali veut donner un véritable coup de fouet à l'avancée des projets de développement. Pour enclencher cette dynamique, M.Bouderbali Mohammed a d'abord initié une série de visites à travers les daïras. Cette tournée est destinée à inspecter le degré d'avancement des projets de développement en cours de réalisation ou en cours de lancement. La dernière, avant-hier, l'a mené sur plusieurs chantiers de réalisation de logements à travers plusieurs communes et à Boghni.En fait, sa stratégie est nouvelle. L'on ne se souvient pas qu'un responsable ait procédé de la sorte bien qu'ayant tous oeuvré pour dynamiser le rythme de travail. Pour sa part, Bouderbali Mohammed a mis pour chaque projet un responsable de suivi de l'avancée des travaux qui lui rendra directement des comptes-rendus. La méthode diffère largement des anciennes qui consistent à mettre sur pied des commissions de suivi qui n'arrivent plus à suivre quoi que se soit. Ainsi, en instituant cette démarche nouvelle, le wali veut avoir un oeil sur les détails de l'avancée des projets, mais aussi une vue globale sur les problèmes qui freinent la réception de presque tous les projets dans les délais initialement impartis. Au sujet des problèmes justement, il convient de relever que les oppositions figurent parmi les plus insurmontables. Un grand nombre de projets est actuellement suspendu au bon vouloir de quelques individus, voire d'un seul individu. Toutefois, dans certains cas, l'on s'est rendu compte que l'inexistence du dialogue a rendu ces oppositions plus dures qu'elles ne sont réellement.A ce chapitre justement, plus que d'autres par leur caractère urgent, le wali est attendu sur les chantiers des différents centres d'Enfouissement technique de communes qui souffrent de ce problème. A Mizrana, les villageois ont même incendié le matériel de l'entreprise réalisatrice qui a voulu entamer les travaux. A Boubhir, les villageois que nous avons interrogés lors d'un article précédent, nous ont assuré qu'ils proposent un autre terrain pour implanter le CET, mais ce sont les pouvoirs publics qui ne veulent pas dialoguer. M.Bouderbali Mohamed est également attendu au sujet du CET en service à Oued Fali. Ce dernier, malgré les assurances des représentants de l'Etat, n'a pas encore été doté de bassins filtres de lixivia. Les résidus d'eau de pluie infiltrés dans le site se déversent dans les nappes phréatiques avoisinantes avec les dangers qui risquent d'apparaître progressivement sur les citoyens.Aussi, la stratégie appliquée devrait montrer les résultats dans quelque temps d'autant plus qu'il devient évident que les citoyens ne s'opposent pas uniquement pour s'opposer. Il est en effet temps que les deux parties se mettent à dialoguer pour trouver des solutions qui arrangent tout le monde au lieu de camper sur celles qui arrangent... certains.
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