
Le complexe textile de Draâ Ben Khedda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, a échappé à une véritable dilapidation.Des décisions d'avis favorables, dont nous détenons des copies, ont été délivrées à de petits entrepreneurs locaux pour «des projets d'investissement». Dans ces documents, le Calpiref, l'organisme de wilaya qui s'occupait de la délivrance des assiettes foncières destinées aux investissements, évoque l'existence d'une «zone industrielle» dans ce qui constitue, en réalité, une enceinte d'une entreprise publique. Les faits remontent au printemps 2015. Des «investisseurs» ont demandé, auprès de l'APC de Draâ Ben Khedda, des assiettes de terrain pour des investissements.Le maire de la ville, d'obédience FLN, donne son accord. Il appose sa signature en bas des documents, attestant que l'investisseur peut avoir un lot dans «la zone d'activités» de Draâ Ben Khedda ou «dans l'ancienne Cotitex». Or, selon des sources locales, il n'existe même pas de zone d'activités dans la région. Pis encore, les «assiettes» qui allaient être accordées à ces entreprises sont en réalité une partie de l'ancienne usine de textile. Une partie de cette entreprise est exploitée, depuis des années, par l'ANP. «Les hangars et autres ateliers désaffectés étaient donc dans le viseur de ces investisseurs».Contacté, le président de l'Assemblée populaire communale de Draâ Ben Khedda, Mohamed Sebbahi, n'a pas nié les faits. «J'ai effectivement donné mon accord pour des projets d'investissements», a-t-il répondu par téléphone. «Mais ce n'est pas à moi d'attribuer des lots de terrain. Cette responsabilité imcombe au Calpiref, dont je n'étais qu'un membre», se défend l'élu. «Moi, je ne peux pas refuser, par principe, un projet d'investissement», a-t-il insisté. Mais pourquoi attribuer un terrain qui n'existe pas ' «Il faut poser la question au Calpiref», a-t-il répondu. Or, le Calpiref est présidé par le wali, Abdelkader Bouazghi, qui exerce actuellement à Blida. Il n'a pas été possible de le joindre.Tous ces projets sont par contre tombés à l'eau. Le ministère de la Défense nationale, qui exploitait déjà une partie de l'usine pour fabriquer des tenues pour les militaires, a décidé de prendre l'ensemble de l'établissement, qui est ainsi sauvé de la dilapidation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali Boukhlef
Source : www.elwatan.com