Tizi-Ouzou - A la une

Comment contrer la violence au sein de la société



Comment contrer la violence au sein de la société
L'appel est lancé à tous ceux qui peuvent apporter leur pierre à la construction d'une digue solide face à l'avancée de ce phénomène.La petite salle de la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou a abrité avant-hier une conférence autour de la violence au sein de la société algérienne organisée par l'Association des enfants des moudjahidine. La rencontre a regroupé des spécialistes qui se sont penchés sur les causes, mais surtout les moyens idoines pour lutter contre ce phénomène très inquiétant. La violence, de l'avis de tous, a atteint des sommets plus qu'inquiétants. Pis encore, il y a vraiment urgence de tirer la sonnette d'alarme.En effet, en plus des recommandations émises par les participants, l'appel est lancé à tous ceux qui peuvent apporter leur pierre à la construction d'une digue solide face à l'avancée de ce phénomène qui consume de jour en jour une partie de la famille et de la société. Le danger est vraiment très grand. Les récents faits rapportés d'ailleurs par la presse renseignent amplement sur l'avancée de la violence jusqu'à atteindre des proportions dangereuses.Aussi, après la violence contre les femmes, celle-ci a atteint le milieu scolaire. De plus, le phénomène ne s'arrête pas là, car il a atteint le milieu familial et à présent l'on assiste à des tueries dont les victimes sont des enfants. Après l'affaire de la disparition de la petite Nihal retrouvée morte aux Ouacifs, les populations locales ont assisté à la disparition du petit Jugurtha à Taboukert. Retrouvé grièvement blessé par les villageois, la victime a eu la vie sauve après une lourde opération à l'hôpital. Ce week-end, deux personnes ont trouvé la mort dans deux villages différents de la wilaya de Tizi Ouzou. Des disputes banales se transforment en batailles mortelles comme si les êtres humains se muaient en machines à tuer par une force inexpliquée. A Souama, dans la daïra de Mekla, deux personnes se sont disputées à cause d'un problème banal. Résultat: un mort et un autre en prison. Au même moment, à Ikhelwiyen dans la daïra d'Ouaguenoun, une petite et banale dispute s'est soldée par la mort d'un homme.Il convient également de signaler que l'Association des enfants de moudjahidine n'est pas la seule dans l'arène de la lutte contre ce phénomène. La semaine dernière, la même salle a abrité une journée portes ouvertes sur la violence et les moyens de lutte organisée par l'Association Femme active. Par ailleurs, il est également à constater que ces initiatives, même louables, ne peuvent à elles seules suffire pour arrêter ce phénomène qui ronge la cellule familiale. Cette banalisation criminelle de la violence ne peut pas être endiguée par des journées et des campagnes sporadiques. Des spécialistes affirment que même un travail constant sur le terrain ne peut pas être en mesure d'endiguer l'avancée. En fait, plusieurs personnes spécialistes du phénomène, approchées, avancent deux points essentiels tant à l'explication du phénomène qu'aux solutions qu'il faudra apporter. D'abord, ces derniers affirment que la société en général subit de grandes mutations que ses mécanismes de préservation naturels ne prennent pas en charge. L'arrivée des moyens de communication modernes et l'émergence d'un monde où la matière est prééminente sur le spirituel a faussé tous ces mécanismes anciens d'évolution de l'individu dans son milieu social. Puis, de signaler que partout ailleurs, les universités et instituts spécialisés regorgent d'études, de mémoires et de recherches sur les phénomènes qui frappent les pays concernés. En Algérie, les bibliothèques universitaires renferment des mémoires copier-coller de l'Internet. Les étudiants algériens ne sont que rarement encadrés pour être en mesure de cerner les problèmes qui touchent leur société directement. Pourtant, ajoutent nos interlocuteurs, la police, les écoles, les associations et autres intervenants dans la lutte contre la violence ont besoin d'études pointues pour élaborer des stratégies efficientes.Enfin, notons que la journée organisée par l'Association des enfants de moudjahidine et celle qui a précédé, à l'initiative de l'Association Femme active ont recueilli un grand intérêt du public venu y assister.
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