
En collaboration avec le comité du village et l'association culturelle Sebâa Zzbari (les 7 enclumes), l'association des femmes Tahittost, du village d'Ihitoussène, dans la commune de Bouzeguène, 60 km à l'est de Tizi Ouzou, a organisé, lundi dernier, la commémoration des festivités du 1er Novembre 1954 dans une ambiance de fête, d'évocation et de recueillement.Toutes mobilisées depuis plusieurs jours déjà, les femmes du village, regroupées autour du noyau de l'association n'ont lésiné sur aucun moyen pour faire de cette journée une véritable réussite. Les organisatrices, travailleuses, enseignantes, veuves et filles de chouhada, mères au foyer, ont, tôt dans la matinée de lundi, investi le monument de mémoire du village pour y planter un merveilleux décor de fête. La cérémonie a été marquée par le dépôt d'une gerbe de fleurs devant le monument de mémoire, la levée des couleurs nationales et l'observation d'une minute de silence à la mémoire des martyrs.Outre l'imam du village et le président de l'APC de Bouzeguène, qui ont fait des interventions sur l'événement, un moudjahid de la Fédération de France du FLN a donné le ton à cette cérémonie, en rappelant le sacrifice des hommes et des femmes du 1er Novembre qui ont, dès cette nuit historique, creusé le tombeau du colonialisme en Algérie. C'est surtout le rôle déterminant de la femme algérienne en général dans le processus de la lutte de Libération nationale qui a été mis en exergue. D'aucuns savent que sans la femme, la Révolution de Novembre n'aurait certainement pas atteint les buts assignés. A l'instar de la célébration, récente, de la Journée nationale de l'émigration, où la femme a été le sujet majeur de l'événement, l'orateur rendra un hommage solennel à la femme qu'il louera largement pour son rôle primordial durant la Révolution : «Il ne faut surtout pas occulter ou feindre d'oublier le rôle et l'apport important de la femme dans son combat pour la liberté et l'indépendance, qui s'est poursuivi après l'indépendance dans l'édification du pays.» dira-t-il.La lutte de libération a puisé ses racines dans l'histoire ancienne, en référence à Dyhia, Kahina ou Tin Hinane, qui ont marqué d'une pierre blanche le combat pour la liberté. La femme a aussi contribué durant la période coloniale avec des noms qui sont entrés dans l'histoire du peuple algérien à l'image de Fadhma n'Soumer, Hassiba Ben Bouali, Malika Gaïd et de nombreuses anonymes, qui ont été torturées et exécutées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel K
Source : www.elwatan.com