Tizi-Ouzou - A la une

Colloque international à l'université de Tizi Ouzou



En signe de clôture des activités inscrites au programme de la célébration du centenaire de Mouloud Mammeri, la faculté des lettres et des langues de l'université de Tizi Ouzou qui porte le nom de cet illustre écrivain, anthropologue et chercheur a choisi de lui consacrer, depuis hier, un colloque international de trois jours ayant pour thème : "Mouloud Mammeri : une ?uvre multiforme et polyphonique". S'il est vrai qu'en termes de qualité d'organisation, l'université de Tizi Ouzou n'a, sans doute, jamais connu pire que ce colloque à l'ouverture duquel, même la moindre documentation concernant l'homme, l'?uvre ou tout au moins la problématique et les objectifs du colloque n'était disponible, en termes de contenu, en revanche, la journée d'hier a été, pour le moins que l'on puisse dire, riche et prolifique en analyses et en débats. Les intervenants, qui ont visiblement adopté de nouvelles approches dans leurs recherches, ont livré des analyses et des lectures complètement renouvelées de l'?uvre de Mammeri. C'est, entre autres, le cas de Saïm Boussad, enseignant à l'ENS de Bouzaréah, dont la communication intitulée "Taassast ou l'opéra fabuleux", a analysé la musicalité qui a toujours donné un rythme singulier à l'écriture de Mammeri, puis Zouiche Nabila, une autre enseignante au département langue arabe, qui a présenté une lecture sémiotique de La colline oubliée tout en axant son analyse sur l'image de la femme stérile dans l'?uvre de Mammeri, une ?uvre qu'elle considère comme un reflet de la société berbère en général, puis Hamdi Mehdi qui a décortiqué la pensée artistique nomade et son influence sur l'Autre semblable dans La Traversée de Mouloud Mammeri. "Dans La Traversée, il s'agit, en vérité, de l'école qui, détournée de sa vocation première, devient un lieu de fanatisme pour l'homme qui ne peut plus se soustraire à sa condition de mineur, comme le disait Emmanuel Kant", a résumé à ce sujet la doyenne de la faculté des lettres et des langues, le Dr Aïni Betouche. Pour sa part, Ghebalou Yaméli est allée chercher derrière l'oubli et la fin pour analyser le réenchantement du monde dans La Colline oubliée alors que Sidi Saïd Dahbia devait aborder, dans l'après-midi, "Les issefra de Si Mohand ou Le passage de l'oralité à l'écriture", et Rioux-Milkovitch Catherine, professeur à l'université française Clermont-Auvergne, devait présenter une communication intitulée : "Face à l'histoire contemporaine : lectures historiographiques de Mouloud Mammeri". Au total, quarante-cinq communications étaient inscrites au programme de ce colloque qui se poursuivra encore aujourd'hui et demain.Samir LESLOUS
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