Tizi-Ouzou - A la une

Circulation : un calvaire au quotidien



Encombrements - «Il m'arrive de mettre une heure pour parcourir la distance Tizi Bouchène - l'hôpital, à savoir cinq kilomètres seulement», nous dit Khellaf, enseignant.
Une affirmation qui renseigne on ne peut mieux sur le calvaire que vivent les automobilistes sur l'axe Azazga hôpital-Yakouren. En attendant que les travaux de la rocade de la ville d'Azazga qui s'étend sur 8,5 km, depuis l'usine ex-Enel de Fréha jusqu'à la sortie Est de la ville, dont les travaux ont été entamés il y a environ trois ans déjà, la circulation automobile au niveau du centre-ville est devenue, au fil du temps, un vrai calvaire pour les centaines, voire les milliers d'automobilistes transitant quotidiennement par cette région.
Ainsi, les files interminables de véhicules garés l'un derrière l'autre pendant de longues heures sont devenues légion.
Les bouchons qui se forment parfois dès les premières heures de la journée, empêchent la fluidité de la circulation routière au grand dam des chauffeurs
Le stationnement anarchique et le non-respect des panneaux de signalisation ont contribué à la dégradation de la situation. «Il n'est pas rare de voir des conducteurs en arriver aux mains pour une question de priorité de passage», en a témoigné notre accompagnateur.
Ce qui rend, selon lui, les choses plus difficiles, surtout avec «ce nombre conséquent de semi-remorques et autres véhicules lourds qui traversent quotidiennement la ville pour se rendre, particulièrement dans la ville de Béjaïa, Azazga ne connaît le repos que durant le week-end. Tout au long de la semaine, c'est le même supplice qui est vécu non seulement par les automobilistes, mais aussi par les passants qui ne savent plus où mettre les pieds d'autant que les trottoirs sont tout le temps pris», a-t-il ajouté rappelant par ailleurs les dizaines de bus reliant Tizi Ouzou à Béjaïa qui sont de passage par ce même chemin. La tenue du marché de véhicules d'occasion chaque mercredi pas très loin de la ville, n'arrange pas les choses.
Et là, sans omettre également le marché couvert de fruits et légumes qui n'est qu'à quelques encablures. «En été, c'est encore l'enfer. Avec tous les cortèges nuptiaux qui sillonnent la ville, il n'est pas du tout aisé de se déplacer en ville. A plusieurs reprises, il a fallu l'intervention des agents de la sûreté urbaine pour ramener l'ordre», a encore soutenu Saïd. Pourtant le ministre des Travaux publics, en visite dans la localité, en mars dernier, a exhorté l'entreprise réalisatrice à accélérer la cadence des travaux pour permettre la réception au moins d'un tronçon d'ici à la fin de l'année.
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