Dans les autres établissements disposant d'une cantine, les fournisseurs sont irréguliers, estimant que les marchés contractés ne sont pas rentables, en raison des prix instables des produits alimentaires.Comme à chaque rentrée scolaire, le problème de la restauration des élèves des écoles primaires se pose avec acuité à Tizi Ghennif, au sud de Tizi Ouzou, où cinq écoles primaires se retrouvent, encore cette année, sans cantine scolaire, en dépit des promesses sans cesse renouvelées par les responsables de les doter de ce service. Il s'agit des écoles Mohamed-Allel du centre-ville, de Tiâchach, d'Ameddah, d'Ighil Boughmari et de celle de Maroko. "L'an dernier, nous avons retenu nos enfants pendant une semaine à la maison car la cantine scolaire risquait de s'effondrer sur les élèves. Malheureusement, c'est toujours le provisoire qui dure", souligne Amar, un parent d'élève de l'école d'Ighil Boughmari, signalant au passage que depuis lors rien n'a été engagé dans cet établissement. "L'alternative a été d'aménager une salle de classe en cantine.
Cependant, nous avons constaté que le problème n'est pas réglé parce qu'il faut une cantine digne de ce nom, bien équipée, de plus de deux cents rations en raison du nombre d'élèves qui dépasse les trois cents", ajoute-t-il. Concernant l'école Mohamed-Allel, le projet a été lancé en 2015. Mais, a-t-on appris sur place, il a connu de nombreuses interruptions à cause de la défaillance des entreprises retenues. "La demande de la réévaluation du projet a été faite, et nous attendons toujours la réponse", nous a confié un adjoint au maire, tandis que les projets accordés pour Ameddah et Tiaâchach butent toujours sur la sélection d'un bureau d'études. "Les appels d'offres ont été infructueux. Il a fallu les relancer à chaque fois.
Finalement, un bureau d'études a été retenu. Nous allons signer la convention avec lui", a ajouté le même édile communal. À Tiâchach, les élèves se restaurent dans une salle aménagée à cet effet. Par contre, les petits potaches d'Ameddah doivent sortir de leur établissement pour aller déjeuner chez eux, faisant près de 4 km en aller-retour entre leur école et leur maison. "Certains se contentent d'un morceau de pain et d'un verre de limonade. C'est un risque pour leur santé. Il ne faut pas oublier que si l'enfant rentre en classe le ventre vide il n'assimile rien", déplore Hocine, un parent d'un élève inscrit à l'école d'Ameddah.
Concernant l'école de Maroko, l'adjoint au maire a signalé qu'aucun projet n'est inscrit pour cet établissement. "Il n'existe aucune décision pour cette école", a-t-il confirmé. Dans les autres établissements de la commune, la restauration se fait régulièrement, même si de petits problèmes surgissent ici et là, tels que le manque d'eau et le non-approvisionnement en denrées alimentaires par les fournisseurs, qui estiment que les marchés signés avec les APC ne répondent plus à la flambée des prix, aussi bien des légumes frais et secs que des autres produits. À noter que ce problème est signalé pratiquement par tous les fournisseurs avec lesquels les APC travaillent depuis 2018 lorsque les directeurs des écoles primaires ne gèrent plus les budgets alloués à leurs établissements.
"Nous avons attendu trois jours pour voir le gérant désigné par l'APC approvisionner nos écoles. La situation n'a pas changé. Alors, nous nous sommes réunis et avons décidé de continuer à gérer les cantines jusqu'à la fin de l'année dans l'intérêt des élèves", a confié un directeur d'école primaire à Aïn Zaouïa, relevant de la daïra de Draâ El-Mizan. Pratiquement, le constat est le même dans de nombreux établissements du primaire de la wilaya, où les directeurs réclament une autonomie de gestion de leurs écoles, comme c'est le cas pour les directeurs des collèges et les proviseurs des lycées.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com