Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Chômage et rentrée sociale à Tizi-Ouzou



L’UGTA tente un retour en force L’UGTA, à travers sa commission exécutive de wilaya de Tizi-Ouzou tente, par une déclaration des plus musclées, de revenir sur le devant de la scène dans la région et, ce faisant, d’opérer par la magie du verbe une réplique aux syndicats autonomes. La commission exécutive de wilaya UGTA (CEW UGTA) de Tizi-Ouzou vient de rendre publique une longue déclaration sanctionnant sa réunion de fin septembre dernier. Elle y affirme que, lors de cette réunion, il a été procédé à l’examen de la situation économique et sociale prévalant dans la région et des conditions dans lesquelles s’est faite la rentrée sociale. Ce qui amènera ses membres à faire part, par la suite, de leur amertume et de leur colère face au manque d’écho des différents appels de détresse et des mises en garde formulées à plusieurs reprises. Et de préciser que, malgré ces appels au secours, « la situation sociale demeure inquiétante et ne cesse de s’aggraver chaque jour un peu plus. « La CEW ajoute que » cela est favorisé par la ségrégation (sic) et les manœuvres de ghettoïsation développées et sciemment entretenues par les décideurs qui veulent faire de la Kabylie un désert économique.» Pas moins ! La commission exécutive de wilaya tend ainsi à aiguiser ses armes et à se montrer plus offensive, dans le but de contrecarrer les syndicats autonomes qui ont très vite progressé dans la région en puisant dans les rangs mêmes de l’UGTA. C’est pour cette raison, semble-t-il, que le langage utilisé dans la déclaration de la CEW est très combatif. Plus loin, la CEW parlera de ces « jeunes gens, notamment, « qui » entretiennent l’illusion de l’évasion et, souvent, cela se termine par un suicide, hélas!», avant de tirer la sonnette d’alarme pour que « l’Etat mène un investissement sérieux, quantitatif et qualitatif, et surtout pour sortir la région du marasme dans lequel elle est plongée par l’acharnement machiavélique et le négativisme dont font preuve certains responsables locaux et centraux. «Puis, la CEW évoque les possibilités qui peuvent assurer à la wilaya un certain décollage économique : relance de l’agriculture, maîtrise des ressources hydriques, prise en charge réelle et effective des secteurs de la santé, de l’Education, du BTP, etc. La CEW UGTA réclame en sus l’extension de la voie ferrée et la promotion du port d’Azeffoun en port autonome. Ces axes sont, selon elle, les plus importants sur lesquels l’action des pouvoirs publics doit s’accentuer. Et de condamner fermement « les solutions chimériques et les dispositifs et autres palliatifs précaires d’emplois mis en place « qui » ne sont pas la véritable solution. » Prônant par la suite le dialogue empreint de sérénité et de sincérité, la CEW dénonce la marginalisation du syndicat par certains responsables locaux. Enfin, elle signalera que « l’élaboration d’un nouveau code du travail ne peut se concrétiser sans l’abrogation de l’article 87 bis comme préalable et en s’imprégnant des lois universelles régissant le monde du travail. » M. Chabane
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