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Chantier du téléphérique



Chantier du téléphérique
Le bras de fer opposant les travailleurs du chantier du téléphérique de Tizi Ouzou affiliés à la section syndicale UGTA au gérant de l'entreprise réalisatrice SNC Bapiva, ne semble pas trouver son épilogue.Les travailleurs sont décidés à poursuivre leur grève illimitée entamée depuis le 21 décembre dernier pour dénoncer les pratiques «antisyndicales» imposées par le gérant de l'entreprise à leur égard. En effet, la rencontre qui a regroupé, avant-hier, les représentants des travailleurs du chantier et le gérant de l'entreprise s'est achevée en queue de poisson.Les protestataires accusent le gérant d'être à l'origine du «pourrissement de la situation qui perdure depuis deux semaines et qui se répercute négativement sur la cadence des travaux». D'après le porte-parole de la section syndicale des travailleurs, Saâd Hocine, lors de la réunion, e gérant a exigé la dissolution de la section syndicale pour répondre à leur plate-forme de revendications. Les doléances des travailleurs concernent le versement des salaires mensuels non perçus depuis le mois de septembre dernier et la réintégration de leurs deux collègues arbitrairement licenciés. «C'est une violation des lois de la République qui stipulent le droit à l'exercice syndical au niveau des institutions. L'article 54, 55 du Code du travail accorde ce droit, malheureusement ce gérant bafoue les lois de la République», a-t-il regretté. Avant de poursuivre : «C'est une atteinte à la liberté syndicale. On ne peut accepter ce genre de pratiques antisyndicales.»A préciser que les représentants de la section syndicale du téléphérique ont remis, hier matin, une lettre ouverte au premier magistrat de la wilaya, sollicitant son intervention afin de trouver une solution à ce conflit. «Nous avons tenu à alerter le wali sur les conséquences de notre mouvement de grève et ses retombées sur les travaux du téléphérique qui sont à l'arrêt depuis près de trois semaines. Nous l'avons mis au courant de la situation socioprofessionnelle précaire dans laquelle se débattent les travailleurs depuis la retenue des salaires mensuels. Une situation aberrante, mais c'est la réalité», a-t-il précisé.


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