Tizi-Ouzou - A la une

Ces étudiants doivent apprendre à défendre leurs droits d'une manière pacifiqueMitiche Moh Djerdjer.Vice-recteur chargé de la formation supérieure de graduation



Ces étudiants doivent apprendre à défendre leurs droits d'une manière pacifiqueMitiche Moh Djerdjer.Vice-recteur chargé de la formation supérieure de graduation
-A cause des grèves répétitives, des enseignants de la Faculté des sciences brandissent le spectre du semestre blanc. Ce semestre sera-t-il validé avec moins de cinq semaines de cours ' Qu'en sera-t-il alors de la qualité de la formation'Ici, les semestres ne sont jamais annulés. On trouvera bien des solutions par la volonté des uns et des autres en optimisant le temps. Il est vrai que cela se répercutera sur la qualité de la formation mais on essayera de limiter les dégâts. Malheureusement, je reconnais que ce retard porte plusieurs préjudices, à la qualité de la formation d'abord, ensuite à la gestion du budget de l'université et des conséquences sociétales lourdes pour l'attribution des diplômes par exemples.
-Certains acteurs de la Faculté concernée dénoncent un trop plein de concession vis-à-vis des grévistes ce qui a fait boule-de neige. Pourquoi le blocage a duré aussi longtemps, plus de huit semaines '
On ne peut qualifier ces mouvements de grèves. La meilleure appellation a été trouvée par l'un de nos enseignants. C'est du «draà'isme» (forcer le passage). Quelques étudiants décident de fermer les portes des établissements. Ils ramènent des amis à eux et bloquent l'université. C'est une nouvelle forme de violence, une atteinte à la liberté. Mais dans l'université de Tizi Ouzou, on a une grande culture de la contestation et on favorise toujours le dialogue. On préfère prendre du temps pour régler les problèmes à la base. On discute, on se concerte, et à la fin, la raison l'emporte toujours. Vous savez, l'université ne forme pas seulement des diplômés, elle forme aussi les futurs cadres de la nation. Ces étudiants doivent apprendre à défendre leurs droits d'une manière pacifique. Donc, on ne va pas au clash. La violence est facile, on aurait pu engager les agents de sécurité ou les forces de l'ordre pour mettre un terme aux actions de ces étudiants qui sont passibles du conseil de discipline ou carrément de poursuites judiciaires. Mais on préfère dialoguer et mobiliser les forces vives et sages, comme les enseignants ou les étudiants majoritaires et silencieux. Et cela prend du temps.
-Pourquoi le problème de l'orientation des étudiants en deuxième année pose-t-il toujours problème'
C'est le problème du «draa'isme», les étudiants veulent tous aller dans la même filière, or, c'est impossible à gérer. Nous avons, ici, à Tizi Ouzou, improvisé un système de classement unique en son genre et conforme à la réglementation. On fixe les listes selon la moyenne de l'étudiant et les critères inscrits dans la loi. On a pris également en considération la filière du bac obtenu par l'étudiant en favorisant ceux qui ont suivi un cursus scolaire conforme à la spécialité souhaitée. C'est un système très efficace et optimal. 65% des étudiants ont été orientés selon leur premier choix, 26% d'après le second et près de 8% pour le troisième. Donc, plus de 90% sont affectés selon leurs trois premiers choix alors que la fiche de v?ux en compte sept. Mais, il restera toujours des mécontents. Et encore, à ceux-là, on garanti une seconde chance. Ils peuvent suivre les cours selon l'affectation en deuxième année et rattraper la même année universitaire les matières qu'ils ont ratées durant le tronc commun et ainsi pouvoir postuler l'année d'après pour la spécialité qui leur tient à c?ur.


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