Tizi-Ouzou - A la une

Certains ont déjà changé de métier



Pragmatisme - Dès l'avènement des sites d'annonces, ils ont compris leur effet dévastateur sur leur activité. Ils ont alors décidé d'investir dans d'autres créneaux plus porteurs.
Il s'agit de personnes prévoyantes qui n'ont pas attendu l'effritement total du marché en raison des nouvelles tendances des clients qui préfèrent réaliser leurs achats «au bout d'un clic». Ouvrir des restaurants, des kiosques multi-services, ou d'alimentation générale ou même des... cybercafés constitue les créneaux les plus prisés par les anciens revendeurs.
«C'est en 2007 que j'ai décidé d'abandonner la revente de voitures car j'étais certain que le marché allait baisser sensiblement dans peu de temps. J'ai alors loué deux locaux au centre-ville de Boumerdès pour investir dans la restauration rapide et la vente et réparation des téléphones portables. Ce sont des activités très lucratives et qui ne risquent pas de connaître le même sort que le marché des voitures», témoigne Aâmi Amar, ancien revendeur originaire de Tizi Ghennif (sud de Tizi Ouzou).
«J'ai même conseillé à d'autres revendeurs de changer d'activité avant qu'il ne soit trop tard et je vous assure que ceux qui s'entêtaient à poursuivre dans le même créneau sont victimes d'une grosse déception. Avec les tarifs actuels de location ils ne peuvent pas s'engager dans le commerce et ils ont donc tout perdu», ajoute notre interlocuteur.
D'autres, très attachés aux voitures, ont opté pour la vente de pièces détachées, un marché qui rapporte gros ces derniers temps avec le grand nombre de voitures qui constituent le parc national. C'est le cas de deux anciens revendeurs, Arezki et Mokrane, originaires de Draâ El-Mizan qui se sont engagés dans cette activité au niveau de Bouira. «Le déclin du marché des voitures d'occasion est devenu une évidence depuis le début des années 2000 et le changement d'activité s'est imposé. Il nous était difficile d'entamer la vente des pièces de rechange, mais nous avons investi tout l'argent que nous avons épargné et emprunté une autre somme.
C'est une chose que nous ne regrettons pas puisque cela nous a permis de bien gagner notre vie et ouvrir même d'autres commerces», affirment-ils.
«Dans les années 1980 et 1990, le marché des voitures d'occasion rapportait vraiment de l'argent. Parfois, on achetait une voiture et on la revendait sur place en gagnant une bonne somme d'argent. C'était la belle époque et il y avait même des gens qui nous demandaient de leur acheter des voitures sans même se présenter au marché.
Le revendeur jouissait d'une grande confiance de la part des clients», se rappellent nos interlocuteurs, ajoutant que le changement qu'a connu le marché «est tout à fait normal avec les évolutions technologiques». Même les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas intéressés par l'activité, puisqu'ils sont convaincus qu'ils n'ont rien à y gagner. Ils optent plutôt pour les petits commerces comme la vente des téléphones portables, le tabac ou les sous-vêtements où le gain est garanti.
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