Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Célébration du 40ème anniversaire de l'ENSET: Une clôture en apothéose



A l'occasion du quarantième anniversaire de l'ENSET, de nombreuses manifestations culturelles ont été organisées durant cette semaine. Cette série d'événements a pris fin jeudi dernier par la tenue de deux activités. Une conférence sur la littérature, suivie d'un débat qui a eu lieu durant la matinée, ainsi que la projection, l'après-midi, de courts-métrages. La conférence du matin avait pour thème : «Littérature : humanité culturelle» et a été animée par Adnan Hadjmouri, l'un des membres fondateurs du nouveau club culturel «cogitation». Après avoir présenté à l'assistance, composée essentiellement d'étudiants, le cadre global dans lequel s'inscrit ce nouveau club, le conférencier a fait un petit tour d'horizon des grandes figures de la littérature algérienne, notamment celles de l'époque de la décennie noire, où on pratiquait ce qu'on peut appeler : «l'écriture d'urgence». Il a également rendu un hommage au poète français Jacques Prévert, «cet esprit frondeur qui a stigmatisé un ordre établi tel que la famille bourgeoise». Le conférencier a également mis en exergue la littérature féminine, représentée notamment par Simone de Beauvoir, Assia Djebar et Fatima Mernissi, et cela afin, dit-il, «de dénoncer la sottise misogyne qui caractérise la société patriarcale». La conférence a été suivie d'un long débat au cours duquel chacun des étudiants présents a pu s'exprimer sur les thèmes abordés.

 La seconde activité, celle qui a eu lieu durant l'après-midi, s'est déroulée dans un amphithéâtre, et a concerné la projection de deux courts-métrages. Organisée par l'association «cinéma et mémoire» de Béjaïa, c'est Yacine Izarouken, l'un des sympathisants de cette association, qui a animé le débat qui a suivi. Le premier court-métrage, «Harguine-harguine», traite du délicat sujet de la harga. Signé Meriem Bouakaz, ce film documentaire fait parler des jeunes de Constantine, qui n'ont qu'une seule résolution : prendre une barque de fortune, et aller de l'autre côté de la Méditerranée. Ces jeunes Constantinois nous parlent longuement de l'injustice qu'ils subissent quotidiennement, et qui fait que leur envie de vouloir prendre le large est à ce point grande.

 Quant au second court-métrage, il a pour titre : «Pêcheur de sable» et est signé Yazid Arab. Ce documentaire met sous le feu des projecteurs des gens de Tizi Ouzou, qui se voient obliger de cribler le sable clandestinement, de peur de se faire attraper par les gendarmes, et de procéder ensuite au chargement durant la nuit. Ce petit court-métrage résume, à sa manière, la détresse des jeunes de Tizi Ouzou, contraints de devoir cribler du sable pour gagner leur pain, alors que dans le même temps, dit un des personnages de ce court-métrage, «des sociétés viennent piler le sable ici en toute légalité».


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