Tizi-Ouzou - A la une

Ce déclic qui ne vient pas...



Une chose est sûre: les Canaris manquent encore de punch dans les jambes. Cette carence vient de se révéler une fois de plus lors de la rencontre qui les a opposés à l'ES Sétif au stade de Tizi Ouzou. Les camarades de Boukhenchouche n'ont pas pu résister aux assauts de l'adversaire qui a augmenté la cadence et le rythme à la fin de la rencontre. L'adversaire qui a bien repéré cette faiblesse en a profité d'ailleurs pour mettre en difficulté les Canaris qui ont craqué dans les derniers instants en encaissant un troisième but. Celui de la défaite, la deuxième à être concédée au stade de Tizi Ouzou en ce début de championnat. Le score a été logique. Les Canaris ont mérité un match nul mais aussi la défaite pour n'avoir pas pu tenir physiquement jusqu'au coup de sifflet. La condition physique tant décriée par le coach Abdelkader Amrani a encore causé du tort au club qui perd ainsi trois précieux points à domicile. Trois points irremplaçables et dont l'importance n'apparaît qu'à la fin du championnat où les clubs comptent leur butin. L'année passée déjà, la JSK s'était retrouvée en manque de points en fin de course. Et c'est à ce moment-là que l'on regrette les points perdus à domicile. Six points de perdus qui vaudront leur pesant d'or à quelques journées de la fin du championnat. À propos de cette carence en condition physique, Abdelkader Amrani n'avait justement pas mis du temps pour le pointer du doigt. Dès son installation, ce dernier avait averti que cela allait poser de sérieux problèmes au groupe. Aussitôt dit; aussitôt constaté sur le terrain. Les Canaris ne peuvent pas tenir le même rythme de jeu tout une rencontre. Ce qui est grave pour des joueurs payés à coups de milliards. Toutefois, bon gré, mal gré, Amrani s'est mis au travail en focalisant son attention sur le volet physique. D'intenses séances de préparation s'en sont suivies mais il faudra un peu plus de temps pour combler la carence dans les jambes des Canaris. Cette carence, si elle venait à se prolonger, aura également des conséquences sur la suite du parcours des joueurs dans la Ligue des Champions africains. Des joueurs qui ont craqué aux derniers instants dans le championnat ne tiendraient vraisemblablement pas une mi-temps entière devant de grands clubs africains. Une compétition où se trouvent de grandes équipes. D'ailleurs, la JSK connaît bien le niveau des clubs africains qui animent cette compétition du temps où elle régnait sur les stades du continent. Elle dominait avec de grands joueurs qui devraient inspirer la génération actuelle. Une génération qui, hélas, n'a même pas la force physique pour tenir 90 minutes de jeu en championnat. Enfin, il est visiblement évident que la tâche d'Abdelkader Amrani est difficile. Mettre à niveau physiquement des joueurs en dessous du niveau du championnat pour les hisser au niveau international demandera du temps. Le défi, pour lui, est de former un groupe homogène et solide. Un objectif qui requiert des moyens et de la sérénité.
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