Tizi-Ouzou - Revue de Presse

Canicule et incendies de forêts



Tizi-Ouzou étouffe Ces jours-ci, la température est fortement montée en Kabylie, notamment dans la wilaya de Tizi Ouzou, atteignant 45°C par endroits. Conséquence immédiate et très redoutée : on a déploré ce jeudi plus de quinze foyers d’incendie dans la région. Plusieurs feux ont été ainsi signalés dans la région de Tigzirt, notamment à Makouda et Iflissen, ainsi qu’à Draa Ben Khedda qui a vu, dans les environs de Sidi Naamane, près du barrage de cette localité, partir en fumée plusieurs hectares de broussailles et de maquis. Dans la daïra de Draa El Mizan, ce sont deux endroits qui ont souffert des flammes: Bouthima et Ait Yahia Moussa. Dans cette dernière commune, les flammes ont ravagé un vaste maquis situé près de Tachtiouine. Du côté d’Ain El Hammam, à l’est du chef-lieu de wilaya, ce sont les maquis et les forêts de Taka N’Ath Yahia qui ont connu le plus important incendie. Cette région située près du village d’Igouffaf a vécu dans la terreur de voir les flammes envahir les villages. Fort heureusement, la protection civile a réussi à contrôler le sinistre. Larbaa Nath Irathen, la daïra voisine d’Ain El Hammam, n’a pas été épargnée, tout comme d’ailleurs Mekla. A Larbaa Nath Irathen, c’est dans la région d’Ait Aggouacha, plus précisément près de Mira et de Yahlem, que les flammes ont ravagé plusieurs dizaines d’hectares de maquis et de broussailles. Plus loin, entre Larbaa Nath Irathen et Ain El Hammam, le feu s’en est pris à la région d’Aguemoun Izem, du côté de Mekla. Par ailleurs, un autre incendie a eu raison de broussailles et maquis à Tizi N’Terga. Hier en milieu d’après-midi, seul le feu qui s’est déclaré dans le massif de Yakouren, près du lieudit Ait Aissi, n’était pas encore sous contrôle. Les pompiers étaient d’ailleurs toujours sur place. Les soldats du feu, qui ont tout fait pour éviter que les flammes n’atteignent les villages, parfois au péril de leur vie, méritent amplement un hommage appuyé. Ce jeudi, la région de Tizi-Ouzou, dont la particularité est d’être encaissée entre les collines de Redjaouna au nord et de Beni Zmenzer au sud, était un véritable enfer. Dans ce caisson, les gens étaient terrassés par la peur et les visiteurs des plus rares. Quand des villageois descendaient en ville, ils faisaient vite leurs emplettes et regagnaient dare-dare leurs villages. Les rues de la cité étaient désertes et les rares passants voyaient le bitume coller aux chaussures. Malgré tout cela, les évacuations vers les UMC ont été rares. Certes, il s’est trouvé quelques cas, notamment des personnes âgées et des enfants, qui ont été admis aux urgences, mais cela n’a rien à voir avec ces images vues à la télévision lors de la dernière vague de chaleur en Europe. Il faut dire que nos vieux ont l’habitude de la canicule, qui n’est pas une chose nouvelle pour eux, sauf que, ce jeudi, elle était aggravée par les effets de la quinzaine d’incendies signalés ici et là. La Kabylie a réellement brûlé jeudi dernier. Les services de la protection civile disent ne pas pouvoir communiquer de chiffres pour l’instant, car «tout le monde est dehors, sur le terrain, face au feu ; la cellule de communication rendra son bilan public dès demain (aujourd’hui ndlr)». Hier, vendredi, la situation s’était légèrement améliorée ; le thermomètre indiquait cependant plus de 36°C.
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