Le déclic s’opérera-t-il avec la visite des chefs de partis?
La campagne électorale qui «bat son plein» en Kabylie n’arrive pas à intéresser réellement les citoyens. Peut-être que le déclic sera enclenché suite aux meetings des chefs de partis. Ainsi, l’on annonce Ouyahia pour le 4 mai et Sadi pour le 10.
La campagne électorale qui a débuté jeudi dernier est sur le point d’atteindre sa vitesse de croisière en Kabylie. Les candidats, principalement ceux appartenant aux listes des partis implantés dans la région, sont par monts et par vaux. Ainsi, le RCD a «lâché» ses candidats qui semblent privilégier les rencontres de proximité. La tête de liste du RCD, qui devait animer un meeting hier à la Maison de la culture, a cependant annulé cette rencontre. On parle d’une «véritable bagarre entre lui et le démissionnaire». On a également appris que le leader du RCD, le Dr Saïd Sadi, animera un meeting le 10 mai, soit au stade Oukil Ramdane soit au niveau de la salle Saïd Tazrout à la nouvelle ville.Par ailleurs, M. Mokadem, tête de liste du RND pour Tizi-Ouzou, affirme que son parti a opté pour des rencontres qui lui semblent plus productives. Plus d’une centaine de rencontres, de meetings et de conférences-débats sont ainsi prévus au niveau du moindre village de la wilaya. Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, sera ainsi à Tizi-Ouzou, le 4 mai, à 14h, pour animer un important meeting à la Maison de la culture Mouloud Mammeri. Quant au FLN, qui a commencé à Draâ Ben Khedda avec le ministre candidat Nadir Hamimid, continue avec ses candidats à sillonner le terrain pour développer ses idées. Après le passage de Mohamed Cherif Taleb du PNSD, l’on attend également la visite de Louiza Hanoune, ainsi que celles des autres chefs de partis.
En Kabylie, la campagne préparée et souvent menée en trombe par les candidats donne l’impression, cependant, de ne guère intéresser les populations. Dans certains villages, on murmure même l’éventualité de ne pas se rendre aux urnes. Les places réservées aux affiches des candidats sont presque vides et quelques affichages sauvages sont aussitôt la cible d’adolescents.
Les partis non implantés localement semblent, quant à eux, avoir bien du mal à réaliser leurs programmes de sorties, car pour aller vers les villages et avoir la possibilité de rameuter la population il faut posséder des relais, ce que les petites formations n’ont pas. Enfin, il est bon de souligner que si les candidats sont en train de mouiller la chemise, avec des kilomètres parcourus quotidiennement, pour essayer de convaincre les électeurs et ainsi gagner leurs voix, les citoyens donnent cette impression de regarder sans voir aussi bien les quelques affiches placardées ici et là que les candidats qui ont bien du mal à remplir les salles.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com