15 sites restaurés, mais plusieurs dialectes berbères sont en voix de disparition.
Depuis le 18 avril, la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou abrite un riche programme dans le cadre du Mois du patrimoine. Inscrit dans le sillage du cinquantenaire de l'Indépendance, le mois porte sur le thème du ressourcement existentiel.
Le patrimoine matériel et immatériel de la wilaya de Tizi Ouzou est d'une richesse énorme. Ce sont en tout 15 sites qui sont classés patrimoine national. Le plus ancien date de la période protohistorique alors que le plus récent date de la période coloniale.
Des sites de l'antiquité et de la période ottomane sont également présents à travers la wilaya, montrant la richesse qui devrait être préservée et mise en valeur. Toujours dans le cadre de la préservation de ce patrimoine, les pouvoirs publics ont lancé des opérations de restauration de plusieurs sites.
C'est ainsi que le village d'Aït El Kaïd et le site antique d'Azeffoun qui remontent à la période romaine bénéficient tous deux de plans permanents de sauvegarde. La maison de Abane Ramdane a été restaurée et transformée en musée. En plus de ce patrimoine matériel, la wilaya regorge de rites et us qui font partie d'un riche patrimoine immatériel. Ainsi, Anzar, Amaguer N'tfsut, Tiwizi et Timechret sont à l'honneur lors de ce mois jusqu'au 18 mai.
Notons également que des figures et des personnages qui ont marqué de leur empreinte la culture et l'histoire de la Kabylie et de l'Algérie, en général, sont reconnus par l'Unesco comme des personnages universels. Si M'hand Ou M'hand et Cheikh Mohand Oulhocine figurent sur cette liste d'hommes universels depuis 2005.
La reconnaissance de ces deux monuments reflète, par ailleurs, la nécessité, pour les pouvoirs publics de travailler pour rendre justice à la culture amazighe. Son statut de fondement de la personnalité algérienne et nord-africaine reconnu d'ailleurs dans la Constitution ne doit pas faire oublier qu'un relâchement peut toujours conduire à la disparition de beaucoup de choses. Beaucoup de variables de la langue amazighe sont, en effet, actuellement menacées dans beaucoup de régions d'Algérie à l'exemple de Tipasa.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel BOUDJADI
Source : www.lexpressiondz.com