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Tizi ouzou : La 'poseuse de bombes ' du FLN de retour au bercail
Madame Amoura née Idjri Yamina, de son vrai nom Antoinette Simone, membre actif au sein de la fédération de France du FLN, spécialisée dans les poses de bombes durant la guerre d'Algérie, a retrouvé, dernièrement, son village, Aït Sidi Amar Oulhadj (Bouzeguène), vingt ans après l'avoir quitté. Sous la conduite des membres de sa famille, du comité de village, l'auteur de la pose de la bombe à la préfecture de police de Marseille, en 1958, le plus important centre de renseignement des services de la DST, s'est d'abord recueillie devant la tombe du colonel Mohand Oulhadj dont elle dit énormément de bien. Elle s'est ensuite rendue à la maison de son père qui a gardé tout son aspect traditionnel. Elle s'est sentie très émue de retrouver ce lieu qu'elle n'a pas revu depuis très longtemps. Née à Marseille d'un père algérien et d'une mère italienne, Idjri Yamina s'est imprégnée, très jeune, des idées nationalistes colportées par son père. La révolution aidant, elle abandonne très tôt ses études secondaires pour s'intégrer dans les milieux nationalistes. Pendant plusieurs mois, elle a été chargée de plusieurs missions au sein de la Fédération de France du FLN. Elle raconte l'explosion du dépôt de pétrole de Mourepiane en août 1958, créant ainsi le second front du FLN. Outre les remises de courriers, les contacts avec les responsables de zones, Idjri Yamina s'est distinguée par la pose d'une bombe sous une fenêtre, près de l'ascenseur, au c'ur même de la préfecture de police de Marseille. Les rafles qui ont été menées par les services de la DST ont permis de démanteler un important réseau de militants algériens dont Meziane Chérif (ancien ministre de l'intérieur), un dénommé Daksi'etc. Idjri Yamina avait été chargée d'une mission à Paris pour se rapprocher d'un militant et cela afin de procéder au renforcement de l'organisation en hommes et en argent. Sa mission n'a pu aller au bout puisqu'elle a été dénoncée et arrêtée. Emprisonnée en région parisienne pendant un an, défendue par Me Vergès, elle a été libérée sous condition. Munie de faux papiers marocains, elle passa la frontière suisse où elle a été recueillie par une famille. Elle a repris ses études, à Genève, pour devenir sage-femme avant de rallier l'Allemagne. En 1962, elle rentre en Algérie et intègre le CHU Mustapha. Aujourd'hui, elle vit de sa retraite, à Alger, et n'a jamais souhaité bénéficier d'une pension de moudjahida.
C. NATH OUKACI
Draâ El-Mizan : Un jeune homme agressé à l'arme blanche
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un jeune homme âgé d'une trentaine d'années a été agressé à l'arme blanche par un groupe d'individus devant son domicile sur la RN 30 entre Draâ El-Mizan et Aïn Zaouia, à une quarantaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, a-t-on appris de sources concordantes. Selon les mêmes sources, ces malfaiteurs voulaient lui extorquer une somme d'argent. Devant sa résistance farouche, il a reçu plusieurs coups à l'abdomen. Evacué à l'hôpital Krim- Belkacem, il a été opéré en urgence. Une enquête a été ouverte pour arrêter les malfaiteurs. Des agressions nocturnes ont repris même au centre-ville où un autre jeune a été dernièrement blessé au bras en dépit des descentes quasi quotidiennes des services de sécurité dans ces milieux et ceux de la drogue. Tandis que les vols de bijoux notamment aux femmes sont enregistrés dans les lieux isolés tel le raccourci menant à l'hôpital.
F. I.
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