Le centre culturel Ferrat Ramdane, du chef-lieu de la commune de Bouzeguène, a abrité, mardi dernier, à l'occasion de la célébration du 56e anniversaire des manifestations sanglantes du 17 Octobre 1961 à Paris, une cérémonie pour rendre hommage aux moudjahidine, vivants ou décédés, et pour se rappeler, également, la journée du 25 août 1958, marquant le 59e anniversaire de l'ouverture sur le territoire «ennemi» d'un second front armé pour mener la guerre d'indépendance de l'Algérie.L'initiative a été initiée par les membres de l'ancienne Fédération de France de Tizi Ouzou, en collaboration avec le musée du Moudjahid. Deux autres rencontres ont été déjà animées à Beni Douala et Azazga.
De nombreux moudjahidine, des veuves, filles et fils de chouhada, ont pris part à cette rencontre qui se voulait un canal pour perpétuer la mémoire et pour que nul n'oublie les affres du colonialisme. Ces rencontres visent également une écriture authentique de l'histoire de la lutte armée menée par le tout le peuple algérien.
Un moudjahid a mis l'accent sur le rôle prépondérant joué par la Fédération de France du FLN, qui, «en portant le combat sur le sol de l'ennemi, a annulé l'envoi de plus 100 000 hommes en renfort en Algérie. La communauté émigrée a contribué à l'effort de guerre avec ses inestimables cotisations.
Ceci pour répondre à ceux qui oublient que des milliers d'Algériens, notamment lors de la manifestation du 17 Octobre 1961, ont payé un lourd tribut pour la libération de leur patrie». Et de clarifier : «C'est à partir des manifestations du 11 Décembre 1960 et celles du 17 Octobre 1961 que l'indépendance de l'Algérie commençait réellement à se dessiner.
De Gaulle a vite compris qu'il n'avait plus rien à faire en Algérie et avait aussitôt enclenché les négociations d'Evian.» insisteront-ils. Les intervenants ont informé les moudjahidine et les adhérents que «l'Association de la Fédération de France du FLN jouera, à l'avenir, un rôle important et qu'il faudra désormais compter avec elle». Comme toujours, le colonel Mohand Oulhadj constitue le sujet nodal des interventions, comme cela fut, trois jours auparavant, au centre culturel d'Azazga, où Mohand Akli Benyounes, sénateur du tiers présidentiel et homme fort de l'association, absent à la rencontre de Bouzeguène, a déclamé sa grande amitié avec «Amghar» (Le sage), notamment le rôle qu'il a joué dans les négociations FLN/FFS en 1965.
La rencontre s'est achevée par la remise de diplômes d'honneur à une soixantaine de moudjahidine de l'ancienne Fédération de France du FLN, dont la grande majorité n'est plus de ce monde.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel K
Source : www.elwatan.com