Tizi-Ouzou

Beni Yenni (Tizi Ouzou)



Beni Yenni (Tizi Ouzou)
Rien ne va au niveau de la commune de Beni Yenni, sise à 40 km au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou. La localité accuse un énorme retard en matière de développement local.Pis encore, plusieurs projets structurants sont bloqués. A qui incombe la responsabilité 'C'est la question qui taraude l'esprit de la population locale qui en appelle au wali pour trouver une solution favorable à ce blocage qui persiste depuis des mois. En effet, au moment où le premier magistrat de la wilaya, Brahim Merad, a instruit les autorités locales, lors de sa visite à la daïra de Beni-Yenni au mois de novembre dernier, de favoriser l'exploitation des richesses de chaque commune en vue de créer une richesse locale et faire face à la crise financière que traverse le pays, les projets structurants porteurs de richesses à Beni-Yenni sont en stand-by. C'est le cas de l'exploitation de la carrière qui servait à l'extraction d'un produit minier intitulé Feldspath. Sise au lieudit Imrirsen, dans le village Aït Lahcèn, cette carrière d'une superficie de 4 hectares constitue la seule source de rendement pour la commune qui peine à connaître son essor. Sa mise en exploitation est au centre d'une véritable polémique qui alimente la chronique locale ces derniers mois. Suite à l'attribution d'un titre minier accordé à l'exploitant par les autorités publiques habilitées, cette carrière devait être lancée au mois de janvier dernier. Malheureusement, à ce jour, rien n'a été fait.A ce sujet, le vice-président de l'Assemblée populaire communale de Beni-Yenni, Arab Masdoua, a remis en cause la démarche portant attribution de ce titre minier au profit de l'exploitant, à l'insu des autorités locales. Une démarche qu'il a qualifiée d'«illégale». «Ce titre minier a été attribué sans prendre l'avis du maire et des élus. Ce terrain est un bien public. Il aurait fallu en premier lieu aviser les autorités locales pour qu'on puisse lancer un appel d'offre national. Ce n'est pas au ministère de l'Industrie et des mines de nous imposer l'exploitant. C'est à nous de le désigner», a t-il clamé. Ce blocage est constaté au moment où le bon fonctionnement des autres carrières de la région, comme celle implantée dans la commune voisine d'Iboudrarène ou encore celle de Mekla, est observée. «Les élus sont-ils à l'origine du blocage de ce projet ' La mission des responsables locaux est-elle d'assurer une exploitation favorable de l'ensemble du territoire de la commune en vue de répondre d'une manière exhaustive aux besoins locaux de la population, ou bien sont-ils désignés par le peuple pour imposer la bureaucratie administrative au détriment du développement local '» Ces questions attendent toujours des réponses.Location, à quel prix 'Selon le vice-P/APC, la mise en service de cette carrière qui nourrit plus d'une trentaine de familles semble être renvoyée aux calendes grecques. «L'ouverture de cette carrière n'est prévue ni à moyen ni à long terme», regrette-t-il. D'après lui, ce blocage est dû essentiellement à la cacophonie qui s'est installée entre les deux parties concernées, en l'occurrence les élus de l'APC et l'exploitant pour fixer le coût de la location du terrain. Pour lui, l'exploitant est à l'origine du retard accusé dans la mise en exploitation de ce projet. «Il est inconcevable d'accepter le prix de location proposé par l'exploitant estimé entre 100 000 à 150 000 DA/an, qui est totalement dérisoire par rapport au code régissant la gestion du marché des produits miniers. Ce prix ne peut ni contribuer au développement de notre commune, ni à prendre en charge le salaire annuel d'un simple fonctionnaire de l'APC», s'est-il justifié.Notre interlocuteur a précisé que le coût de location proposé par l'APC à l'exploitant est de5 millions de DA/an. «Ce prix permettra de contribuer largement à la création de richesses dans notre commune», poursuit-il. De son côté, l'exploitant de cette carrière a démenti toutes les justifications apportées par les autorités locales, affirmant que la fermeture de ce projet constitue l'une des promesses électorale de l'actuelle assemblée populaire communale d'obédience FFS, à la tête de cette commune depuis les élections municipales de novembre 2012. Quant au prix qu'il a proposé à l'APC, il a souligné que la fixation du coût de location du terrain a été établie selon les lois réglementaires régissant les modalités de gestion des activités des produits miniers en Algérie. Et de savoir que cette loi prévoit un prix de location de 40 000 DA/an. À cela s'ajoutent les frais des taxes à payer au niveau des impôts. Dans le même sillage, il a expliqué que le prix de location de terrain d'une carrière ne dépend pas de la nature de la substance minière à extraire, ni de son prix, ni de la quantité. Il dépend de la superficie et de l'enclavement de la carrière. «Nous souhaitons que les autorités locales facilitent les procédures d'ouverture de cette carrière au bénéfice de la région et de la population», conclut-il.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)