Il est décédé, mercredi dernier, à Paris, à l'âge de 65 ans suite à une longue maladie. Belaid Lamara, originaire du village Ait Saâda, dans la commune de Yataffene, à 45 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, était l'un militant infatigable du combat identitaire.Il était d'ailleurs très connu, notamment durant les années 1980, à travers ses émissions sur la langue et culture amazighes qu'il animait à Radio Tiwizi, dans la région Ile-de-France.
Il était très estimé par les auditeurs de ce média, surtout pour son engagement et son dévouement pour la reconnaissance de la langue amazighe dans toutes ses dimensions.
Vendredi, une veillée en sa mémoire a été organisée au niveau de Radio Tiziri dans le 19e arrondissement de Paris. Plusieurs artistes, militants, animateurs associatifs, entre autres qui ont connu le défunt ont apporté des témoignages émouvants sur la vie et le parcours de cet homme. «Il a été de toutes les actions en faveur de la cause amazighe et des luttes démocratiques en Afrique du Nord. Il a été l'une des chevilles ouvrières des différentes radios berbères à Paris, durant les années 1980 et 1990. C'est le cas notamment, de Radio Tamazight et Radio Tiwizi.
Il est présent à tous les rassemblements organisés en région parisienne, en faveur de la cause berbère», témoigne Hamid, cousin du regretté. «J'ai connu Bélaïd aux heures de gloire militante, fin des années 1970, début 1980. Son dynamisme, son abnégation, son courage, le tout constamment accompagné d'un esprit vif et attachant lui ont valu des générations d'amis. Des plus vieux aux plus jeunes. Bélaïd et moi sommes arrivés en même temps en France, en 1978 et avons évolué dans le même milieu culturel et politique : l'université Paris 8, la Coopérative Imedyazen, sise à la Place de la Bastille et le FFS clandestin.
En réalité, tout était pour nous totalement liés. Il a, en effet, commencé à militer dès son arrivée en France et les événements du Printemps berbère de 1980 ont eu sur lui un effet d'accélération. Il était partout où la parole d'un militant pouvait porter», raconte l'universitaire et militant Hacene Hireche. Les habitués des stands d'objets berbères gardent sûrement de Belaid l'image de cet homme dévoué pour la cause amazighe.
Il participe, d'ailleurs, en France, à toutes les activités visant la promotion de sa culture, et ce, à travers des expositions de livres et autres objets traditionnels.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafid Azzouzi
Source : www.elwatan.com