Tizi-Ouzou - A la une

Barrage de Taksebt (Tizi Ouzou)



Barrage de Taksebt (Tizi Ouzou)
La sécheresse qui persiste depuis plus d'un mois sans qu'aucun nuage ne traverse le ciel commence à susciter les plus folles appréhensions chez la population en général et les agriculteurs en particulier.A Tizi Ouzou, sans doute comme ailleurs, on scrute le ciel dans l'espoir de voir les conditions climatiques changer. «Le dicton kabyle qui dit ?'anebdu yughal d cetwa'' (l'été est devenu un hiver) s'est inversé, c'est l'hiver qui devient été», ironise Ammi Arezki, qui n'a pas manqué de faire part de ses angoisses et de celles de toute la population face à la persistance de la sécheresse. Il ajoutera qu'il suit de près la météo, mais sa déception est toujours aussi grande devant ce ciel bleu. «La pluie a été annoncée à plusieurs reprises, mais rien ne vient, hélas», ajoute-t-il, non sans une touche de dépit.Si les agriculteurs commencent à perdre espoir et se préparer à une année difficile malgré les assurances du ministère de l'Agriculture, les populations sont hantées par les pénuries d'eau qui se profilent à l'horizon. Car si la situation actuelle venait à perdurer, c'est droit vers le rationnement de l'alimentation en eau potable que nous allons. En effet, le barrage de Taksebt est à son plus bas niveau depuis sa mise en eau. Cette baisse record du niveau de remplissage inquiète au plus haut point. Le niveau du barrage de Taksebt, véritable petite mer intérieure, d'une capacité de stockage de 181 millions de m3, baisse dangereusement et plonge sous les 50%, un taux qu'il n'a jamais atteint. L'ampleur de cette baisse se mesure à l'?il nu. En traversant le pont Taboudrist qui enjambe cet ouvrage hydraulique sur plusieurs dizaines de mètres, on peut voir quasiment le fond du barrage, alors que sur les côtés, des plantes ont déjà poussé tant le fond est tari.Comparativement à la même période de l'année dernière, le taux de remplissage était de plus 57%. La différence est non négligeable surtout quand on sait que ce barrage alimente également les wilayas de Boumerdès et Alger, desservant quotidiennement une quantité de 450 millions de m3. Si les responsables du secteur de l'hydraulique estiment qu'en l'état actuel des choses, la situation ne prête pas à l'alarmisme et à l'affolement, ce n'est guère le cas chez les habitants qui, eux, appréhendent les pénuries, notamment ceux des villages éloignés où les quelques quantités d'eau qui leur sont pompées n'arrivent toujours pas à destination en raison des fuites dans les canalisations. En effet, le phénomène des fuites d'eau provoqué par l'éclatement des canalisations vient en rajouter à une situation qui se complique de jour en jour. Ainsi, si la situation venait à empirer, l'activation du plan Orsec sera inévitable. En attendant, on scrute le ciel et on implore sa générosité. De l'arrivée des pluies et des neiges viendra le salut. Mêmes les cimes du Djurdjura connues pour leurs neiges éternelles sont toujours dénudées.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)